Mythe qu'elle est son origine?

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Mythe qu'elle est son origine?

Message par Anaska le Mar 18 Oct - 19:43

ETYMOLOGIE par Séverine et Amélie

Code:
Nom formé à partir du mot grec :

    "muthos" qui signifie " parole/parole non rationnelle, puis discours, puis fiction "
   

    passé dans le bas latin :

    "mythos" qui signifie "fable/mythe"

D'après son étymologie, ce mot signifie donc "récit fabuleux".

Ce mot est apparu en français en 1840 soit au XIXe siècle.

[b]2/ DEFINITION[/b]

Dans le langage courant :

    1) C'est un récit fabuleux transmis par les traditions qui met en scène des êtres incarnant, sous une forme symbolique, des forces de la nature, des aspects de la condition humaine.

    2) Pure construction de l'esprit. Chose rare, ou si rarement rencontrée, qu'on pourrait supposer qu'elle n'existe pas (emploi familier).

    3) Représentation qu'un ensemble d'individus, en fonction de ses croyances, se fait d'une période, d'un personnage, d'un fait.

Dans le domaine littéraire :

    1) Récit relatant des faits imaginaires non consignés par l'histoire, transmis par la tradition et mettant en scène des êtres représentant symboliquement des forces physiques, des généralités d'ordre philosophique, métaphysique ou social.

    Exemple trouvé dans le Robert 1 :" Mythe de l'âge d'or "

    Exemple personnel  : L'oeuvre d'Hésiode  intitulée la Théogonie a fixé par écrit de  nombreux mythes grecs .

    2)  Texte par lequel Platon, ou après lui d'autres philosophes , exprime une idée, une théorie philosophique relative  en utilisant en recourant le plus souvent à une image ou à un récit

Ex: Le mythe de l'attelage ailé de Platon rend compte de la complexité de l'âme humaine.

[b]3/ SUR LA MEME RACINE[/b]

Mythique

Mythologique

Mythologie
 
Mythomane


Mythique : Qui appartient à un mythe, qui est fondé sur un mythe

Mythologie : Histoire fabuleuse des dieux des demi-dieux et des héros de l'antiquité

Mythologique : Qui est relatif à la mythologie

Mythomane : personne qui a tendance à affabuler.

Mythomanie :tendance correspondante.

4/ DANS LES LANGUES INDO-EUROPEENNES

Anglais : myth

Espagnol : mito

Italien : mito

Allemand : mythos

Quelle difference entre le mythe et le discours rationnel?

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Re: Mythe qu'elle est son origine?

Message par elwaraini le Jeu 20 Oct - 20:28

Anaska a écrit:

Quelle difference entre le mythe et le discours rationnel?
'c est comme l'islam qui repose sur une bonne méthode, paraît logique, raisonnable, conforme au bon sens ; qui raisonne avec justesse
c'est comme les autres religions qui sont imaginaire, dénué de valeur et de réalité :


elwaraini

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Re: Mythe qu'elle est son origine?

Message par Anaska le Jeu 20 Oct - 21:02

Bonsoir

Un exempe le Déluge sur universalis.fr par Mircea ELIADE

Extrêmement répandus, les mythes de catastrophes cosmiques racontent comment le monde a été détruit et l'humanité anéantie, à l'exception d'un couple ou de quelques survivants. Les mythes du Déluge sont les plus nombreux, et presque universellement connus (bien qu'extrêmement rares en Afrique). À côté des mythes diluviens, d'autres relatent la destruction de l'humanité par des cataclysmes cosmiques : tremblements de terre, incendies, écroulement de montagnes, épidémies. Évidemment, cette fin du monde n'est pas représentée comme radicale, mais plutôt comme la fin d'une humanité, suivie de l'apparition d'une humanité nouvelle. Mais l'immersion totale de la Terre dans les eaux, ou sa destruction par le feu, suivie de l'émersion d'une Terre vierge, symbolisent la régression au Chaos et la cosmogonie.

Dans un grand nombre de mythes, le Déluge est rattaché à une faute rituelle qui a provoqué la colère de l'Être suprême : parfois il résulte simplement du désir d'un Être divin de mettre fin à l'humanité. Mais, si l'on examine les mythes qui annoncent l'imminence du Déluge, on retrouve, parmi les causes principales, non seulement les péchés des hommes, mais aussi la décrépitude du monde. On peut dire alors que le Déluge a ouvert la voie à la fois à une re-création du monde et à une régénération de l'humanité

Des mythes presque universellement répandus

L'histoire biblique du Déluge (Genèse, vi, 5 ; viii, 22) représente la fusion de deux versions indépendantes. Les Hébreux ont, très probablement, emprunté le mythe aux Babyloniens. Mais le thème du Déluge est encore plus ancien puisqu'il est déjà attesté chez les Sumériens, comme le prouvent les textes traduits par S.N. Kramer, From the Tablets of Sumer (1956). Le nom du Noé sumérien est Ziusudra ; dans la version babylonienne, il est appelé Utnapishtim. Le Déluge est raconté dans la XIe tablette de l'Épopée de Gilgamesh : les dieux décident d'anéantir le genre humain, mais le dieu Ea prévient Utnapishtim et lui conseille de construire un bateau pour sauver sa famille et un certain nombre d'animaux. Le Déluge est provoqué par une pluie torrentielle qui dure sept jours. Le huitième, Utnapishtim lâche une colombe et, peu après, une hirondelle, mais les oiseaux reviennent. Finalement, il lâche un corbeau qui ne revient plus. Alors Utnapishtim débarque sur le mont Nishir et offre un sacrifice aux dieux. Ceux-ci découvrent avec surprise que le genre humain n'a pas été anéanti. Ils décident pourtant que, désormais, Utnapishtim ne sera pas mortel et le transportent, avec sa femme, dans un pays fabuleux et inaccessible, « aux bouches des fleuves ». C'est là que, longtemps après, Gilgamesh, en quête de l'immortalité, lui rend visite et apprend l'histoire du Déluge.

Un mythe similaire, d'origine sémitique probablement, est connu dans l'Inde. Absent dans le Véda, le mythe du Déluge est attesté pour la première fois dans le Śatapatha Brāhmana (I, viii, 1), rituel rédigé probablement au viie siècle avant J.-C. : un poisson avertit Manu de l'imminence du Déluge et lui conseille de construire un bateau. Lorsque la catastrophe éclate, le poisson tire le bateau vers le nord et l'arrête près d'une montagne. C'est là que Manu attend l'écoulement des eaux. À la suite d'un sacrifice, il obtient une fille, et de leur union descend le genre humain.

Dans la version transmise par le Mahābhārata, Manu est un ascète. Dans le Bhāgavata Purāna (VIII, xxiv, 7 sq.), le roi-ascète Satyavrata est averti de l'approche du Déluge par Hari (Vishnu) qui a pris la forme d'un poisson.

En Iran, la fin du monde est consécutive à un déluge résultant de la fonte des neiges accumulées pendant un terrible hiver. Ahura Mazdâ conseille à Yima, le premier homme, qui est aussi le premier roi, de se retirer dans une forteresse. Yima prend avec lui les meilleurs parmi les hommes et les différentes espèces d'animaux et de plantes. Le Déluge met fin à l'âge d'or, qui ne connaissait ni la vieillesse ni la mort. En Grèce, c'est Prométhée qui avertit son fils, Deucalion, que Zeus a décidé l'anéantissement des hommes de l'âge du bronze. Deucalion s'échappe avec sa femme dans une arche (Apollodorus, Bibliotheca, I, vii, 2).

Le mythe du Déluge se rencontre chez certaines peuplades autochtones de l'Inde (Bhils, Mundas, Santals, etc.), chez les Lepchas de Sikkim et en Assam. Il est encore plus répandu dans l'Asie du Sud-Est, en Mélanésie et en Polynésie. Les versions recueillies en Australie parlent d'une grenouille géante qui avait absorbé toutes les eaux. Souffrant de la soif, les animaux décidèrent de faire rire la grenouille. En voyant l'anguille se tordre, la grenouille éclata de rire et les eaux s'écoulèrent de sa bouche, provoquant le Déluge. La grenouille est une des images mythiques de la Lune. Et puisque la Lune est, par excellence le symbole de la mort et de la résurrection, elle gouverne aussi les eaux, les inondations et les marées.

Chez les tribus de l'Amérique du Sud, le Déluge est provoqué généralement par un des jumeaux mythiques qui, frappant la terre de son talon, fait jaillir les eaux souterraines (Frazer, Folk-lore in the Old Testament, I). En Amérique centrale et en Amérique du Nord, les versions du Déluge sont assez nombreuses : la catastrophe est produite soit par des inondations soit par des pluies (Frazer, op. cit.).

En comparaison avec les mythes narrant la fin du monde dans le passé, les mythes se référant à une fin à venir sont assez peu nombreux chez les primitifs. Mais cette rareté est peut-être due au fait que les ethnologues n'ont pas posé cette question dans leurs enquêtes. En outre, il est parfois difficile de préciser si le mythe concerne une catastrophe passée ou à venir. Ainsi, par exemple, selon E.H. Man, les Andamanais croient qu'après la fin du monde une nouvelle humanité, jouissant d'une condition paradisiaque, fera son apparition : il n'y aura plus ni maladies, ni vieillesse, ni mort. Mais un autre anthropologue, A. Radcliffe Brown, estime que Man a combiné plusieurs versions, recueillies d'informateurs différents. En réalité, précise Radcliffe Brown, il s'agit bien d'un mythe relatant la fin et la re-création du monde ; mais le mythe se rapporte au passé et non pas à l'avenir. Mais comme, suivant la remarque de F. F. Lehmann, la langue andamanaise ne possède pas de temps futur, il n'est pas facile de décider s'il s'agit d'un événement passé ou d'une fin à venir.

Déluge et Renouveau

Parmi les mythes primitifs de la Fin, très rares sont ceux qui ne présentent pas d'indications précises concernant l'éventuelle re-création du monde. Ainsi, dans une des îles Carolines, Aurepik, c'est le fils du Créateur qui est responsable de la catastrophe. Lorsqu'il s'apercevra que le chef ne s'occupe plus de ses sujets, il submergera l'île au moyen d'un cyclone. Il n'est pas certain qu'il s'agisse d'une fin définitive : l'idée d'une punition des « péchés » implique généralement la création ultérieure d'une nouvelle humanité.

Plus difficiles à interpréter sont les croyances des Négritos de la péninsule de Malacca. Les Négritos savent qu'un jour Karei mettra fin au monde parce que les humains ne respectent plus ses préceptes. Aussi, pendant l'orage, s'efforcent-ils de prévenir la catastrophe en faisant des offrandes expiatoires de sang. La catastrophe sera universelle, elle frappera sans distinction pécheurs et non-pécheurs, et ne préludera pas, semble-t-il, à une nouvelle création. C'est pourquoi les Négritos appellent Karei « mauvais », et les Ple-Sakai voient en lui l'adversaire qui leur a « volé le Paradis ».

Un exemple singulièrement frappant est celui des Guaranis du Mato Grosso. Sachant que la Terre sera détruite par le feu et par l'eau, ils partirent à la recherche du « Pays sans péché », sorte de paradis terrestre, situé au-delà de l'Océan. Ces longs voyages, inspirés par les chamans, et effectués sous leur direction, ont commencé au xvie siècle et ont duré jusqu'en 1912. Certaines tribus croyaient que la catastrophe serait suivie d'un renouvellement du monde et du retour des morts. D'autres tribus attendaient et désiraient la fin définitive du monde.

La majorité des mythes amérindiens de la Fin impliquent soit une théorie cyclique (comme chez les Aztèques), soit la croyance que la catastrophe sera suivie par une nouvelle création, soit, enfin (en certaines régions de l'Amérique du Nord), la croyance à une régénération universelle effectuée sans cataclysme. (Dans ce processus de régénération, seuls les pécheurs périront.) Selon les traditions aztèques, il y a eu déjà trois ou quatre destructions du monde, et la quatrième (ou la cinquième) est attendue pour l'avenir. Chacun de ces mondes est régi par un « Soleil », dont la chute ou la disparition marque la Fin.

La croyance que la catastrophe est la conséquence fatale de la « vieillesse » et de la décrépitude du monde semble assez répandue dans les deux Amériques. Selon les Cherokees, quand le monde sera vieux et usé, les hommes mourront, les cordes se casseront, et la Terre s'abîmera dans l'Océan (la Terre est imaginée comme étant une grande île suspendue à la voûte céleste par quatre cordes). Dans un mythe maidu, le « Earth-Mader » assure au couple qu'il avait créé : « Lorsque ce monde sera trop usé, je le referai entièrement ; et quand je l'aurai refait, vous connaîtrez une nouvelle naissance. »

En somme, ces mythes primitifs de la fin du monde, par déluge ou incendie, impliquent plus ou moins clairement la re-création d'un univers nouveau, expriment la même idée archaïque, et extrêmement répandue, de la « dégradation » progressive du cosmos, nécessitant sa destruction et sa re-création périodiques. C'est de ces mythes d'une catastrophe finale, qui sera en même temps le signe annonciateur de l'imminente re-création du monde, que sont sortis et se sont développés les mouvements prophétiques modernes et les mouvements millénaristes des sociétés primitives.

La théorie de la création et de la destruction cycliques du monde a été laborieusement développée dans l'Inde, à partir des Brāhmaṇas et surtout dans les Purāṇas. C'est la doctrine des quatre yugas, les quatre âges du monde. Le cycle complet se termine par une « dissolution », un pralaya, qui se répète d'une manière plus radicale (mahāpralaya, la « grande dissolution ») à la fin du millième cycle. Selon le Mahābhārata et les Purāṇa, l'horizon s'enflammera, sept ou douze soleils apparaîtront au firmament et dessécheront les mers, brûleront la Terre. Ensuite, une pluie diluvienne tombera sans arrêt pendant douze ans, la Terre sera submergée et l'humanité détruite (Viṣṇu Purāṇa, 24, 25). Puis tout recommencera ad infinitum.

En Grèce, la doctrine cyclique fait son apparition avec Héraclite (fragm. 66), qui aura une grande influence sur la doctrine stoïcienne de l'Éternel Retour. Au iiie siècle avant J.-C., Bérose vulgarisait dans tout le monde hellénistique la doctrine chaldéenne de la « grande année ». L'Univers y est considéré comme éternel, mais il est anéanti et reconstitué périodiquement chaque « grande année » (le nombre correspondant de millénaires varie d'une école à l'autre) ; lorsque les sept planètes se réuniront dans le signe du Cancer (« grand hiver »), un déluge se produira ; quand elles se rencontreront dans le signe du Capricorne (au solstice d'été de la « grande année »), l'Univers entier sera consumé par le feu. Selon un texte perdu d'Aristote, les deux catastrophes avaient lieu aux deux solstices : la conflagratio au solstice d'été, le diluvium au solstice d'hiver.

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