Nostra Aetate et l'Islam

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Nostra Aetate et l'Islam

Message par Anaska le Mer 29 Juin - 1:19

Nostra Ætate est la déclaration du Concile Vatican II sur les relations de l'Église avec les religions non chrétiennes (juifs, musulmans, bouddhistes, hindous et même ceux qui suivent les autres-religions). Lors de la troisième session du concile, elle est approuvée par 2 221 voix contre 88. Elle est immédiatement promulguée, ce 28 octobre 1965, par le pape Paul VI (Passée en dernière lecture) . Nostra Ætate…, premiers mots du texte (latin), signifient : À notre époque….
Nostra Ætate est le plus court des documents de Vatican II : il en est peut-être également le plus révolutionnaire par rapport à la doctrine jusqu'alors en vigueur dans l'Église catholique romaine. Il est fondateur du dialogue interreligieux catholique contemporain. Il renouvelle les relations que l'Église établit avec eux.
En 2015, les chefs religieux se sont rencontrés pour célébrer le cinquantième anniversaire de sa promulgation.

source wikipedia

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Re: Nostra Aetate et l'Islam

Message par Yves PLUNIAN le Dim 25 Juin - 0:38

1°) La genèse d’un décret ‘sur les Juifs’
Au cours de la phase préparatoire du Concile, ouverte le 5 juin 1960, Jean XXIII, depuis longtemps sensibilisé au judaïsme et à la question juive, donne  mandat au cardinal Bea, président du Secrétariat pour l’unité des chrétiens, de préparer, pour le Concile, un décret ‘sur les Juifs’. Le lien étroit entre judaïsme et christianisme autorise cet élargissement du champ de l’œcuménisme.
En 1961, le Secrétariat rédige un bref projet de décret. Dès l’automne 1960, la presse a fait état d’une possible invitation d’observateurs juifs au Concile. L’atmosphère autour de la question ne tarde pas à devenir orageuse. Les milieux religieux juifs se divisent, les milieux politiques israéliens s’intéressent, les milieux arabes s’inquiètent, décelant dans la démarche conciliaire un pas vers une future reconnaissance officielle de l’Etat d’Israël. Purement religieuse pour les autorités du Concile, cette question devient vite une affaire politique. Les patriarches des Eglises orientales s’inquiètent des conséquences pour leurs communautés. Les rumeurs se multiplient, surgissent les menaces… En juin 1962, est décidé le retrait du décret  ‘sur les Juifs’.
2°) Du schéma ‘sur les Juifs’ au schéma ‘sur l’attitude des catholiques à l’égard des non-chrétiens, et d’abord des Juifs’
Le cardinal Bea adresse une requête au Pape, sollicitant l’examen par le Concile d’un décret ‘Sur les Juifs’. Il en donne les raisons et réfute toute contre-indication, la question juive au Concile étant exclusivement religieuse, sans la moindre implication politique. Le sujet pourrait être présenté en schéma indépendant ou intégré dans un autre schéma idoine.
Tardivement, lors de la 2ème session, le 8 novembre 1963, le schéma  « De l’attitude des catholiques à l’égard des non-chrétiens, et d’abord des Juifs » (1ère version) est distribué aux Pères, sous la forme d’un feuillet. Il s’ajoute, comme chapitre IV, au schéma sur l’œcuménisme. Si le titre s’est élargi, le contenu  traite essentiellement de la relation de l’Eglise avec le judaïsme. Une fenêtre s’est néanmoins entrouverte.... Au cours de l’examen général du schéma sur l’oecuménisme, du 19 au 21 novembre, ce chapitre fait l’objet d’un certain nombre de réserves : le texte est inopportun, la question juive ne relève pas de l’œcuménisme, le rejet de l’antisémitisme devrait intégrer une condamnation de toute discrimination, etc. Le 21 novembre, ce chapitre est dissocié des trois premiers du schéma sur l’œcuménisme. Chassant la  crainte d’un retrait du texte, le cardinal Bea, à la clôture de la session,  annonce que l’étude en sera reprise à la prochaine session.
Peu après l’ouverture de la 3ème session, le 25 septembre 1964, le cardinal Bea présente le nouveau schéma (2ème version). Le texte comprend deux parties : 1) Les relations avec les Juifs : le patrimoine religieux commun s’enrichit de références à la lettre aux Romains ; y est supprimé le rejet de la condamnation de ‘déicide’ pour satisfaire aux réticences de certains Pères. 2) Les relations avec les religions non-chrétiennes : affirmation de la paternité universelle de Dieu, de la fraternité humaine universelle et condamnation de toute discrimination. Mention explicite y est faite des musulmans.
Lors de l’examen du texte, les 28 et 29 septembre, plusieurs Pères interviennent en faveur de l’Islam, des grandes religions asiatiques, et même de l’animisme. Insensiblement, le projet sur les Juifs est appelé à s’ouvrir aux rapports avec les religions non-chrétiennes.
3°) Du schéma ‘sur l’attitude des catholiques à l’égard des non-chrétiens, et d’abord des Juifs’ à la déclaration ‘sur les relations de l’Eglise avec les religions non-chrétiennes’
Le 20 novembre 1964, la veille de la clôture de la session, le cardinal Bea  présente au Concile le nouveau texte (3ème version), prévu désormais comme appendice au schéma sur l’Eglise. Le document comporte, en 5 paragraphes, le cadre général et les idées maîtresses de la déclaration finale qu’approuvera le Concile. Le même jour, le texte, en sa globalité,  est adopté par l’assemblée.
Pendant la 3ème intersession, la violence des réactions croît dans les pays arabes contre le schéma et son vote, les patriarches orthodoxes syriaque et copte le condamnent sévèrement. Le Secrétariat multiplie les interventions pour éclairer les esprits. Lors de la 4ème session conciliaire, le 14 octobre 1965, le cardinal Bea présente, pour la dernière fois, le texte amendé (4ème version) : l’accent y est mis sur ce qui unit, des précisions sont apportées sur le bouddhisme et sur la vie morale en Islam. Quant aux Juifs, le schéma vise à sauvegarder la vérité évangélique et à rejeter toute injustice à leur égard. Le lendemain, le texte est définitivement accepté. Une petite opposition irréductible persiste pour des motifs divers. En séance publique, le 28 novembre, après un dernier vote sur le texte (2 221 voix pour et 88 contre), le pape Paul VI promulgue la déclaration Nostra aetate  ‘Sur les relations de l’Eglise avec les religions non-chrétiennes’.
II - Un regard nouveau sur les religions non-chrétiennes
Dans la conjoncture de notre époque (Nostra aetate), « où le genre humain devient de jour en jour plus uni et les relations entre les divers peuples vont croissant », l’Eglise lit un signe des temps et un appel de l’Esprit : « elle examine plus attentivement quelles sont ses relations avec les religions non-chrétiennes ». Au-delà de la seule conjoncture, celle « dont la tâche est de  promouvoir l’unité et la charité entre les hommes, et même entre les peuples » est sollicitée par la nature même des peuples et des hommes. Les peuples forment une seule communauté, de même origine et de même fin dernière, Dieu. Les hommes, partout, affrontent les mêmes grandes questions sur le sens de la vie, la mort, etc … et «attendent des religions la réponse à ces énigmes cachées de la condition humaine, qui, aujourd’hui comme hier, troublent profondément le cœur humain ». En préambule (chapitre 1) est ainsi légitimée la déclaration du Concile sur les relations de l’Eglise avec les religions non-chrétiennes.
1°) L’Eglise ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans ces religions.
Les Pères examinent avec bienveillance la fonction et les effets tant des religions premières que des religions plus affinées (chapitre 2). Depuis toujours, les différents peuples sont sensibles « à cette force cachée présente au cours des choses et aux événements de la vie humaine » et reconnaissent parfois «  la Divinité suprême, ou encore le Père. » Les vies s’en trouvent pénétrées « d’un profond sens religieux.» Leur conditionnement culturel permet à certaines religions d’atteindre un degré d’élaboration plus élevé. Ainsi, en va-t-il de l’hindouisme et du bouddhisme, que la déclaration détache. Finalement, toutes les religions « s’efforcent d’aller au-devant, de façons diverses, de l’inquiétude du cœur humain en proposant des voies, c’est-à-dire des doctrines, des règles de vie et des rites sacrés. » L’Eglise regarde  avec « respect » et « estime » les religions non-chrétiennes. Elle reconnaît même en ces religions des éléments de l’ordre de la vérité et de la sainteté : « L’Eglise  ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans ces religions. Elle considère avec un respect sincère ces manières d’agir et de vivre, ces règles et ces doctrines qui, quoiqu’elles diffèrent en beaucoup de points de ce qu’elle-même tient et propose, cependant apportent un rayon de la vérité qui illumine tous les hommes. »
Tout en faisant œuvre de justice et de vérité face aux religions non-chrétiennes, le Concile ne peut  renoncer ni à la vérité de l’Evangile ni à un parler vrai dans le dialogue : « L’Eglise annonce, et elle est tenue d’annoncer sans cesse, le Christ qui est ‘la voie, la vérité et la vie’ (Jn 14, 6), dans lequel les hommes doivent trouver la plénitude de la vie religieuse et dans lequel Dieu s’est réconcilié toutes choses (cf. 2 Co 5, 18-19). »
En vue de cette annonce, la déclaration, à la suite de l’encyclique Ecclesiam suam, exhorte les catholiques « au dialogue et à la collaboration avec ceux qui suivent d’autres religions », leur enjoint de les vivre « en témoignant de la foi et de la vie chrétiennes », leur rappelle les « caractères » de ce dialogue, « la prudence et la charité ». Mais, au-delà, elle leur demande de « reconnaître, préserver et faire progresser les valeurs spirituelles, morales et socio-culturelles qui se trouvent en eux ».
2°) La déclaration s’attarde sur les deux religions monothéistes musulmane et juive.
Le chapitre 3 réservé à l’Islam met en valeur ce qu’il a en commun avec le christianisme. « L’Eglise regarde aussi avec estime les musulmans, qui adorent le Dieu Un, vivant et subsistant, miséricordieux et tout-puissant, créateur du ciel et de la terre ». Les Pères relèvent aussi en Islam la reconnaissance de Jésus comme prophète, celle de Marie comme sa Mère virginale, l’attente du Jugement eschatologique, le culte rendu à Dieu par la prière, l’aumône et le jeûne.
Le judaïsme reçoit une attention appuyée (chapitre 4).  « Scrutant le Mystère de l’Eglise, le Concile rappelle le lien qui relie spirituellement le peuple du Nouveau Testament avec la lignée d’Abraham. » « L’Eglise ne peut oublier qu’elle a reçu la révélation de l’Ancien Testament par ce peuple avec lequel Dieu … a daigné conclure l’antique Alliance, et qu’elle se nourrit de la racine de l’olivier franc sur lequel ont été greffés les rameaux de l’olivier sauvage. »  Les citations de la lettre aux Romains rappellent les dons et l’appel de Dieu à ce peuple, maintenus sans repentance (cf. Rm 9, 4-5 et 11, 28-29). Dans  cette conviction, la déclaration entend expurger les mentalités des catholiques de tout jugement dépréciatif sur les Juifs. Entre chrétiens et Juifs sont requises connaissance et estime mutuelles. La Passion du Christ n’est imputable ni à tous les Juifs vivant de son temps, ni à ceux de notre temps.  On ne peut, à partir de l’Ecriture, qualifier les Juifs ni de « réprouvés par Dieu » ni de « maudits ». « L’Eglise, non pas  pour des motifs politiques, mais par charité religieuse évangélique, déplore… toutes les manifestations d’antisémitisme qui, quels que soient leurs époques et leurs auteurs, ont été dirigées contre les Juifs. » Finalement, « c’est en vertu de son immense amour, que le Christ s’est soumis volontairement à la Passion et à la mort à cause des péchés de tous les hommes et pour que tous les hommes obtiennent le salut ».
La conclusion (chapitre 5) appelle à « l’unité et la charité entre les hommes et même entre les peuples ». Reconnaître la paternité universelle de Dieu, c’est, indissolublement, reconnaître la fraternité, également universelle, de tous les hommes, créés à l’image de Dieu et à sa ressemblance.
Cette conviction interdit, entre les hommes et entre les peuples, toute discrimination qui porterait atteinte à la dignité de la personne humaine et aux droits qui en découlent. Pour l’Eglise, il y va de la fidélité à l’esprit du Christ et à l’exigence de l’Evangile.
III - La réception de la déclaration dans l’Eglise en Turquie.
En Turquie, quelque 90.000 chrétiens -toutes Eglises confondues- vivent au milieu d’une population, essentiellement musulmane, d’environ 75 millions d’habitants, représentant 0,1% de cette population. En ce peuple et parmi ces Eglises, l’Eglise catholique (environ 20 000 membres) s’efforce de recevoir la déclaration conciliaire Nostra aetate, en étant humblement une « Présence » signifiante (Présence est la revue du Vicariat apostolique latin d’Istanbul).
1°) Les « semences de vérité » présentes dans les religions non-chrétiennes
La purification du regard sur les religions non-chrétiennes opérée par le document, la convie à une conversion. « L’Eglise regarde aussi avec estime les musulmans, qui adorent le Dieu Un, vivant et subsistant, miséricordieux et tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, qui a parlé aux hommes ». Longtemps l’apologétique chrétienne a vu, dans les religions non-chrétiennes en général, une œuvre satanique visant à arracher les âmes au Christ, et a nourri des sentiments de dépréciation, voire de mépris, des relations d’antagonisme et de confrontation. La déclaration invite à retrouver une autre tradition de l’Eglise ancienne, qui, comme Paul dans son discours devant l’Aréopage, voyait même dans les pensées religieuses païennes des pierres d’attente de l’Evangile. Vers le milieu du II° siècle, saint Justin ne reconnaissait-il pas dans les écrits des philosophes et des poètes de l’antiquité païenne des « semences de vérité » (1ère Apologie, 44, 10) ? Ces mêmes « semences de la vérité » que, selon saint Irénée, les deux mains de Dieu, le Verbe et l’Esprit, ont déposées – et continuent de déposer – en l’homme qu’elles ont modelé  à l’image de Dieu et à sa ressemblance !
L’encyclique Ecclesiam suam de Paul VI (6 août 1964) avait affirmé que les croyants de religions monothéistes «  –musulmane en particulier-  méritent admiration pour ce qu’il y a de vrai et de bon dans leur culte de Dieu ». La déclaration élargit la pensée aux religions non-chrétiennes et y décèle un élément de l’ordre de la sainteté : « L’Eglise catholique ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans ces religions ». Elle y reconnaît à l’œuvre le Saint Esprit, source de toute vérité et de toute sainteté. Aux chrétiens, désormais, de convertir leur regard du cœur pour passer à l’estime et à l’admiration qui rendent possibles, avec les musulmans, « l’oubli des dissensions et inimitiés du passé », « la sincère compréhension » et « la collaboration dans le promotion, pour tous les hommes, de la justice sociale, des valeurs morales, de la paix et de la liberté ».
2°) Au fondement du dialogue avec les croyants des autres religions
Nostra aetate invite à relire le premier article de la profession de foi de Nicée-Constantinople, cette racine juive de la foi chrétienne, et à redécouvrir une théologie de la création : « Nous croyons en un seul Dieu, Père, Tout-Puissant, créateur du ciel et de la terre, des êtres visibles et invisibles. » Pour les trois religions monothéistes, la foi abrahamique fonde une fraternité universelle qui appartient à l’ordre de la création et déjà de la grâce, et qui ne disparaît pas quand le Père d’Adam  est reçu comme Père d’Israël par les Juifs, Père des croyants par les musulmans, et confessé, par les chrétiens, Père du Fils Unique devenu, en son Incarnation, ‘Nouvel Adam’ et ‘Premier-né d’une multitude de frères’. La relation avec les croyants de l’Islam nous amène à approfondir notre propre foi et notre vie chrétienne : « nous ne pouvons invoquer Dieu, Père de tous les hommes, si nous refusons de nous conduire fraternellement envers certains des hommes créés à l’image de Dieu. La relation de l’homme à Dieu le Père et la relation de l’homme à ses frères humains sont tellement liées que l’Ecriture dit : ‘Qui n’aime pas ne connaît pas Dieu’ (1 Jn 4, 8). »
Reste la mission : « l’Eglise annonce, et elle est tenue d’annoncer sans cesse, le Christ qui est la voie, la vérité et la vie » (Jn 14, 6). La petite Bernadette chargée d’une mission par la Dame qui lui apparaît, va trouver son curé, l’abbé Peyramale : « Monsieur le Curé, la Dame m’a dit de vous dire de lui construire une chapelle au bord de la rivière ! – Je ne te crois pas, Bernadette ! – Mais, monsieur le Curé, elle ne m’a pas demandé de vous faire croire ! Elle m’a demandé de vous le dire ! » L’essentiel d’une théologie de la Mission est dit : dire ou annoncer, oui, faire croire ou convertir, non ! L’annonce de l’Evangile se fait et ne peut se faire en terre d’Islam que par le témoignage d’une vie évangélisée, engagée dans une fraternité désarmée, sans frontière et sans condition, à construire chaque jour dans la prière et dans l’humble « dialogue de la vie », parfois en des rencontres plus profondes. Le témoignage remplit les deux conditions de l’amour, la confiance et le respect : respect de la  liberté de l’autre, à l’opposé du prosélytisme ; et confiance sereine, puisque l’adhésion de foi – la conversion – relève de la seule action de l’Esprit Saint  et de la liberté qui y consent.
Faut-il conclure ? Vivre en Eglise en milieu musulman, c’est vivre dans une Eglise, petite, fragile, et généralement pauvre. C’est dépouillant, il y faut oublier le luxe d’un certain nombre de ressources plus ou moins utiles. C’est exigeant, car le témoignage rendu dans le dialogue de la vie quand sont faits les signes et produits les fruits auxquels on reconnaît Ses disciples (cf. Jn 8, 31-32 ; 13, 35; 15, 8),  y est requis d’une manière plus pressante. Mais c’est une grâce qui permet de s’enrichir de la richesse et du témoignage des croyants de l’Islam, qui nous ‘édifient’ nous aussi.
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Yves PLUNIAN
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Re: Nostra Aetate et l'Islam

Message par Petero. le Dim 25 Juin - 0:42

Ce qu'il faut savoir, c'est que dans cette déclaration faite en 1965, à vrai dire, on ne parle pas de l'Islam, de ce que dit l'Islam, on parle des musulmans avec qui ont est appelé à dialoguer, et c'est normal, pour qu'il puisse accéder à la Vérité. A aucun endroit de cette déclaration, on ne trouve le mot "islam".

L'Eglise catholique nous invite à regarder avec estime les musulman qui adorent le Dieu unique ; elle ne nous invite pas à regarder l'Islam, l'enseignement de l'Islam avec estime, comme si l'enseignement de l'Islam était estimable. Nous sommes appelés à apprécier la valeur des musulmans, qui sont nos frères en humanité, et appelés tout comme nous, à devenir enfant de Dieu.

Ce qui veut dire que ce n'est pas parce que l'Islam n'est pas estimable, qu'on doit rejeter ceux qui suivent l'Islam, qui adhère à l'Islam. On peut donc entrer en dialogue avec les musulmans, sans pour autant leur cacher la Vérité révélée par Jésus, et à laquelle ne leur fait pas, malheureusement, accéder l'Islam.

De fait, pour moi, chers frères et sœurs musulmans, dialoguer dans l'esprit de Nostra Aetate, c'est vous accueillir comme de véritables frères et sœurs, aimés de Dieu comme moi, comme tous les hommes, même si ce n'est pas Jésus que vous suivez, mais Mohamed. Echanger dans l'Esprit de Nostra Aetate, c'est montrer aux musulmans qu'ils sont aimés de Jésus venu les sauver, et donc que nous les aimons, tout en ne leur cachant pas la Vérité révélée par Jésus, dans son Evangile, que vous rejetez, quand on vous en parle, pour promouvoir le Coran et l'Islam.

C'est ce que je m'efforce de faire sur ce forum et je vous demande pardon, si je vous blesse, en vous annonçant cette Vérité. Je ne peux pas, tricher avec la Vérité dont vous êtes détournés par l'Islam, pour ne pas vous blesser. Jésus Lui-même a témoigné de cette Vérité, de la Vérité qu'Il Est en personne, en blessant ceux qui s'opposaient à cette Vérité, à Lui.

Je l'ai dit à plusieurs reprises, et récemment dans le message que Mario a supprimé dans le sujet que j'avais ouvert, parce qu'il pensait que ce que je vous avais dit, était contraire à l'esprit de Nostra Aetate. J'ai un grand respect pour votre foi en Dieu, pour votre amour pour Dieu, pour Jésus, pour Marie.

Ne me demandez pas par contre, d'avoir un grand respect pour l'Islam, pour ce qu'elle vous enseigner, pour votre prophète et votre Coran. Vous êtes égarés par l'Islam, mais pas encore totalement perdu pour Dieu ; et c'est pour cela que je viens échanger avec vous, en vérité, sur ce forum, et dans le respect de votre foi, c'est à dire dans la considération que vous avez pour Dieu, même si ce n'est pas le Dieu révélé par Jésus, mais cela, vous ne voulez pas le savoir.

Je sais que vous êtes sincère dans votre amour pour Dieu, pour Jésus, pour Marie, et cela vous sera compté comme justice, quand vous paraîtrez devant Jésus pour le jugement dernier.
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Re: Nostra Aetate et l'Islam

Message par ex-musulman. le Dim 25 Juin - 0:45

Pour un musulman, il n’y a pas de nature humaine à laquelle se référer, ni de bien connaissable par la raison : l’homme et son bien ne sont que ce que le Coran en dit. Or le Coran apprend aux musulmans que notamment les chrétiens, parce qu’ils sont chrétiens, « ne sont qu’impureté » (Coran 9.28), les « pires de la création » (Coran 98.6), « plus vils que des bêtes » (Coran 8.22 ; cf. 8.55) [« au même titre que l’excrément, l’urine, le chien, le vin. » précise l’ayatollah Khomény, in Principes politiques, philosophique, sociaux et religieux, Éditions Libres Hallier, Paris, 1979]… Parce que l’islam est la vraie religion (Coran 2.208 ; 3.19,85), qui doit dominer sur toutes les autres, jusqu’à les éradiquer complètement (Coran 2.193), ceux qui ne sont pas musulmans ne peuvent qu’être des pervers et des maudits (Coran 3.10,82,110 ; 4.48,56,76,91 ; 7.144 ; 9.17,34 ; 11.14 ; 13.15,33 ; 14.30 ; 16.28-9 ; 18.103-6 ; 21.98 ; 22.19-22,55 ; 25.21 ; 33.64 ; 40.63 ; 48.13) que les Musulmans doivent combattre sans cesse (Coran 61.4,10-2 ; 8.40 ; 2.193), par la ruse (Coran 3.54 ; 4.142 ; 8.30 ; 86.16), la terreur (Coran 3.151 ; 8.12,60 ; 33.26 ; 59.2), et toutes sortes de châtiments (Coran 5.33 ; 8.65 ; 9.9,29,123 ; 25.77) comme la décapitation (Coran 8.12 ; 47.4) ou la crucifixion (Coran 5.33) en vue de les éliminer (Coran 2.193 ; 8.39 ; 9.5,111,123 ; 47.4) et anéantir définitivement (Coran 2.191 ; 4.89,91 ; 6.45; 9.5,30,36,73 ; 33.60-2 ; 66.9). « Ô vous qui croyez ! Combattez à mort les incroyants qui sont près de vous et qu’ils trouvent en vous la rudesse… » (Coran 9.124) ; « Puisse Allah les maudire ! » (Coran 9.30 ; cf. 3.151 ; 4.48)… Très Saint Père, peut-on oublier, lorsque l’on s’adresse à des musulmans, qu’ils ne sauraient s’aventurer hors du Coran ?

Oui continuez à les traiter de frères. Soyez masochistes, ils vous insultes dans leur Coran et vous leurs faîtes des bisous.

Pendant des siècles l'église avait une position claire et sans compromis contre la secte islamique. Mais ça c'était avant.

Les premiers chrétiens ont refusé de participer aux cérémonies civiles de l’Empire romain consistant à faire brûler un peu d’encens devant une statue de l’Empereur, rite pourtant apparemment tout à fait louable puisque censé favoriser la coexistence et l’unité des populations si diverses et des religions si nombreuses de l’immense Empire romain.
Mais ça c'était encore avant, quand les chrétiens avaient du courage.

On ne doit discuter avec un musulman que d'humain à humain, c'est son humanité qui touche le chrétien, pas sa foi qui n'est que tromperie. Le Coran diffame le Christ, diffame les principes de la foi chrétienne.

Mais comme le pape ne parle pas ex cathedra sur cette question, son avis, ne reste que son avis.
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Re: Nostra Aetate et l'Islam

Message par Petero. le Dim 25 Juin - 0:48

La foi du musulman c'est pas tromperie, car ils sont sincères dans leur foi en Dieu, même s'ils sont trompés par l'Islam par la foi qu'ils mettent dans ce qu'elle leur enseigne sur Jésus, sur Dieu. C'est l'islam qui est tromperie, pas la foi que les musulmans ont pour Dieu.
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Re: Nostra Aetate et l'Islam

Message par ex-musulman. le Dim 25 Juin - 0:50

Personne ne dit qu'ils ne sont pas sincères, ce n'est pas le sujet, on est pas là pour dire s'ils sont sincères ou pas, évidement qu'ils le sont. Mais ils se trompent et trompent les gens. L'islam véhicule une image de Dieu qui n'est pas la réalité. Ils sont dans l'erreur théologique et propage de fausses espérances. On ne peut pas aller au Père sans passer par le Fils, c'est l'évangile qui le dit clairement. Ile ne vont pas au Père puisqu'ils nient le Fils. Ça ne signifie pas pour autant qu'ils ne pourront pas être sauvés, mais ce sont à cause de leurs actions d'humaines qui pourront l'être, parce qu'ils partant avec un handicap, celui d'être musulman. Avant le catéchisme disait que ceux qui ne connaissaient pas le message de Jésus mais qui vivaient une vie évangélique sans le savoir pouvaient être sauvés. Avant, mais maintenant ils ont accès à l'évangile et à la parole du Christ et continuent de la refuser.
Les forums inter-religieux servent aussi à diffuser sa parole par l'annoncer aux musulmans,

L'humain, le Christ touche le cœur de l'homme avant de toucher son cerveau. Il a converti mon cœur et m'a laisse le soin de convertir mon intelligence.
On doit parler aux musulmans comme à tout être humain, mais le cinéma des rencontres inter-religieuses ou tout seraient d'égal nature n'a pas de sens. D'ailleurs je remarque que ces rencontres viennent uniquement des chrétiens. Les musulmans sont moins rapides pour demander ces rencontres, ça ne m'étonne pas. Eux au moins sont fidèles dans leur foi, nous non hélas.
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Re: Nostra Aetate et l'Islam

Message par brigit ^^ le Dim 25 Juin - 0:53

Please, c'est un beau sujet, j'avais lu il y a quelques temps cette déclaration sur vatican.va, c'est une très belle déclaration.

Je ne peux que vous invitez à la lire. C'est un discours sur ce qui sépare les croyances comme son dépassement par ce qui les unit.

Et cela évite de se traiter mutuellement d'antéchrist à tout bout de champs. Car le diable c'est celui qui divise selon les passions.

L’Église catholique ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans ces religions. Elle considère avec un respect sincère ces manières d’agir et de vivre, ces règles et ces doctrines qui, quoiqu’elles diffèrent sous bien des rapports de ce qu’elle-même tient et propose, cependant reflètent souvent un rayon de la vérité qui illumine tous les hommes. Toutefois, elle annonce, et elle est tenue d’annoncer sans cesse, le Christ qui est « la voie, la vérité et la vie » (Jn 14, 6), dans lequel les hommes doivent trouver la plénitude de la vie religieuse et dans lequel Dieu s’est réconcilié toutes choses [4]. Elle exhorte donc ses fils pour que, avec prudence et charité, par le dialogue et par la collaboration avec les adeptes d’autres religions, et tout en témoignant de la foi et de la vie chrétiennes, ils reconnaissent, préservent et fassent progresser les valeurs spirituelles, morales et socio-culturelles qui se trouvent en eux.

Nous ne pouvons invoquer Dieu, Père de tous les hommes, si nous refusons de nous conduire fraternellement envers certains des hommes créés à l’image de Dieu. La relation de l’homme à Dieu le Père et la relation de l’homme à ses frères humains sont tellement liées que l’Écriture dit : « Qui n’aime pas ne connaît pas Dieu » (1 Jn 4, 8). Par là est sapé le fondement de toute théorie ou de toute pratique qui introduit entre homme et homme, entre peuple et peuple, une discrimination en ce qui concerne la dignité humaine et les droits qui en découlent.

L’Église réprouve donc, en tant que contraire à l’esprit du Christ, toute discrimination ou vexation dont sont victimes des hommes en raison de leur race, de leur couleur, de leur condition ou de leur religion. En conséquence, le saint Concile, suivant les traces des saints Apôtres Pierre et Paul, prie ardemment les fidèles du Christ « d’avoir au milieu des nations une belle conduite » (1 P 2, 12), si c’est possible, et de vivre en paix, pour autant qu’il dépend d’eux, avec tous les hommes [14], de manière à être vraiment les fils du Père qui est dans les cieux [15].
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Re: Nostra Aetate et l'Islam

Message par Pierre-Elie. le Dim 25 Juin - 0:54

L'Eglise a parfaitement raison,
il n'est pas question de discriminer les non chrétiens;
il s'agit de les aimer en vérité, et de savoir toujours distinguer les idéologies,
des hommes qui y adhèrent.
On peut aimer quelqu'un en vérité, tout en étant horrifié par l'horreur qu'il professe.
Personnellement, l'islam m'horrifie, me répugne, j'y sens le souffle démoniaque du Satan, le vicieux qui a voulu prendre la place de Dieu, et gouverner le monde (Ez 28, 12-15).

Cependant, dans l'islam, il y a forcement des éléments compatibles avec le christianisme,
puisque Mohamed a pompé dans toutes les religions qu'il connaissait, pour inventer sa fausse prophétie.
Ces éléments restent vrais, naturellement.

Il faut pourtant dire que, dans l'islam, tout ce qui est contraire à la foi catholique est pour le moins erroné,
et au pire blasphématoire et criminel.

C'est ainsi.

Personnellement,
je considère les musulmans comme des malheureux, égarés par des men.songes,
et victimes de l'intransigeance, de l'incohérence de leur religion
soumis à une vérité folle, cruelle et blasphématoire.

Je les plains.... car sincèrement, il n'y a pas grand chose de bon à sauver de l'islam.
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Pierre-Elie.
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Re: Nostra Aetate et l'Islam

Message par Dr.Zeinab Abdelaziz le Dim 25 Juin - 0:57

A la suite du fameux discours de Benoît XVI, à Ratisbonne, dans lequel il blasphéma carrément et intentionnellement l'Islam, la déclaration du Concile Vatican II, intitulée Nostra aetate (1965), a été brandit à la une, un peu partout, à commencer par le Vatican lui-même, pour calmer les tentions, de part et d'autre, et pour prouver le " respect " que voue le Vatican à l'égard des musulmans!

En fait, peu nombreux sont ceux qui connaissent le texte de cette déclaration, surtout la partie concernant l'Islam. C'est pourquoi il nous a semblé opportun de placer ce texte à la lumière, de le voir de près, afin de mettre en plein jour l'attitude double face des tenants de l'église catholique apostolique et romane… La Déclaration en soi s'étend sur quatre pages, le troisième décret, concernant les musulmans, comprend deux paragraphes, répartis en dix-neuf lignes, comme suit :

La religion musulmane :

3 – L'Eglise regarde aussi avec estime les musulmans, qui adorent le Dieu Un, vivant et subsistant, miséricordieux et tout-puissant, Créateur du ciel et de la terre, qui a parlé aux hommes. Ils cherchent à se soumettre de toute leur âme aux décrets de Dieu, même s'ils sont cachés, comme s'est soumis à Dieu Abraham, auquel la foi musulmane se réfère volontiers. Bien qu'ils ne reconnaissent pas Jésus comme Dieu, ils le vénèrent comme prophète ; ils honorent sa mère virginale, Marie, et parfois même l'invoquent avec piété. De plus, ils attendent le jour du jugement, où Dieu rétribuera tous les hommes ressuscités. Aussi ont-ils en estime la vie morale et rendent-ils un culte à Dieu, surtout par la prière, l'aumône et le jeûne.
Si, au cours des siècles, de nombreuses dissensions et inimitiés se sont manifestées entre les chrétiens et le musulmans, le Concile les exhorte tous à oublier le passé et à s'efforcer sincèrement à la compréhension mutuelle, ainsi qu'à protéger et à promouvoir ensemble, pour tous les hommes, la justice sociale, les valeurs morales, la paix et la liberté (p. 29).

Nul n'ignore que le Concile Vatican II constitue l'événement le plus important de la vie de l'église au XXe siècle. Contrairement à tous les conciles précédents, convoqués pour faire face à de sérieux problèmes, représentant de vrais dangers pour le statut même de l'Eglise, puisqu'ils étaient des menaces théologiques venant de l'intérieur ou de l'extérieur, ce Concile Vatican II est considéré comme le premier concile offensif dans l'histoire de l'Eglise, puisqu'il décida la christianisation du monde d'une façon irrévocable. Parmi les quinze documents décrétés de 1964 à 1965, l'avant dernier en date est celui qui nous intéresse ici, le : "Nostra aetate", signé le 28/10/1965. Le texte final et les procès verbaux se trouvent dans le livre édité sous le titre de : Vatican II, les relations de l'église avec les religions non chrétiennes, aux éditions du Cerf, en 1966, et fait parti des textes vaticanais Unam Sanctam, N° 61. Le livre de 335 pages, est divisé en trois parties, plus les annexes. La partie concernant les musulmans occupe les pages de 200 à 236. Elle est rédigée par le père Robert Caspar, professeur de théologie musulmane à l'Institut pontifical d'études arabes, à Rome, consulteur du Secrétariat pour les non chrétiens. Pendant le Concile, il était membre de la sous-commission pour l'Islam.

En lisant ces 36 pages concernant l'élaboration du texte, on ne peut éliminer un certain dégoût par rapport à ce parti pris obstiné, pour ne pas dire malhonnête, des révérends pères, qui s'ingénièrent à éliminer l'Islam en tant que Religion monothéiste, venant rectifier les déviations commises dans les deux Révélations précédentes. Le père Caspar commence par souligner l'atmosphère générale dans laquelle se déroulaient les sessions : "il faut d'abord reconnaître, dit-il, que les religions non chrétiennes tiennent une place infime dans les préoccupations des évêques et des organismes consultés (…) les évêques des pays de mission parlent longuement des problèmes missionnaires, peu des religions non chrétiennes en tant que religions, et presque pas de l'Islam. On est un peu surpris de constater le silence total des Eglises orientales sur ce sujet, auquel elles sont affrontées quotidiennement ", (p. 201, 202). Il est triste de voir que la seule obstination de ces respectables pères est s'occuper de s'occuper de l'évangélisation du monde, malgré l'écriteau ébranlé si haut annonçant la liberté de conscience ou de confession !

D'un autre coté, inutile d'ouvrir des parenthèses pour souligner le parti pris nauséabond de ces révérends pères, et surtout l'attitude de ceux qui représentent les Eglises orientales, i-e. : les minorités chrétiennes vivant parmi les musulmans et leur manque de probité à l'égard du pays qui les héberge, le texte est assez clair…

Le père Caspar commence par résumer les différents points de vue dégagés des premières discussions, qu'il ramène à deux principales idées à prendre en considération : " L'Islam est une erreur absolue qu'il faut réfuter, un danger pour l'Eglise qu'il faut combattre. La seconde, reconnaît dans l'Islam des lumières de vérités et des analogies avec le Christianisme qu'il faut développer", (p. 202) (c'est nous qui soulignons le long de texte). C'est le patriarche Maximos IV qui fit remarquer : "qu'on ne pouvait parler des juifs sans parler des autres religions, et surtout l'Islam" (p. 203). Il serait peut-être utile de rappeler, ici, qu'une des principales raisons pour la convocation de ce Concile était les déroutantes concessions présentées aux juifs ou imposées par eux, même au détriment des textes sacrés, et comment les faire avaler par les adeptes ! Bref, c'est au cours de l'intersession de 1964 que les premières initiatives concernant l'Islam furent prises, pour introduire dans les textes un paragraphe sur les musulmans.

Un texte préliminaire comprenait la phrase suivante : "Ne sont pas non plus étrangers à la Révélations faite aux Pères les fils d'Ismaël qui, reconnaissant Abraham pour père, croient au Dieu d'Abraham". Une note devait préciser que ces "fils d'Ismaël" étaient les musulmans… Mais le vote sur le texte contenant le passage sur les "fils d'Ismaël" rencontra une forte opposition. Et le père Caspar d'expliquer : "Que s'était-il passé ? De l'examen des modi, il ressort que le texte proposé, malgré sa modération ( "ne sont pas étrangers à la Révélation faite aux Pères" ), pouvait faire préjuger de la solution de questions difficiles et fort débattues, comme la filiation historique des Arabes à partir d'Ismaël, et surtout le rattachement de l'Islam à la Révélation biblique" (p. 205).

Après de longs débats, votes, et rejets, le père Caspar démontre que le texte original de quelque lignes, consacré aux musulmans, fut considérablement augmenté : "il dégage les traits majeurs du culte musulman et invite à l'oubli des dissensions du passé, au dialogue et à la collaboration entre chrétiens et musulmans pour le bien commun de l'humanité" (p. 206). Il fut voté par 1910 placet et 189 non placet.

Dans la deuxième partie de son texte, le père parle de la place de l'Islam dans l'histoire du salut, et, chemin faisant, dit comment la Déclaration insère l'Islam entre les grandes religions asiatiques, qui sont nées sans contact avec le Christianisme (…) La Déclaration ne dit rien du statut religieux de l'Islam par rapport à la révélation judéo-chrétienne (…) Nous avons dit que le Concile avait rejeté une première formulation qui suggérait, quoique discrètement, un lien entre la "Révélation faite aux père" et l'Islam (p. 213 ). Evitant de prendre position sur cette question, le texte situe l'Islam au premier rang des religions monothéistes non judéo-chrétiennes. Et le gentil père d'ajouter : "Il importe de bien voir ce que le Concile veut dire, ce qu'il ne veut pas dire et pour quelles raisons il le fait" !... ( id. ).

Dans la seconde division de son texte (la partie B), le père Caspar parle du monothéisme musulman et se lance dans une sorte d'explication de texte, du choix des termes, pour le texte final de la Déclaration. Il est décevant et révoltant à la fois de voir comment chaque mot est choisi avec suspicion et parcimonie, comment le choix des attributs de Dieu a été fait avec malice et hypocrisie : " Ainsi, le Concile a décrit le Dieu de l'Islam en choisissant des traits essentiels à la foi musulmane et analogues à ceux du Dieu du Christianisme. D'autres traits auraient pu accuser les différences au lieu des analogies " (p. 219).

Poursuivant son explication de texte, le père Caspar attire l'attention sur le fait que la Déclaration "situe Abraham, non pas comme ancêtre généalogique des arabes musulmans, mais comme type et modèle de la foi musulmane pour sa soumission à la volonté de Dieu " (p. 221).

Si le lecteur récapitule le texte de cette Déclaration, qu'il peut relire à la première page de cet article, il notera bien les points suivants :
• Le mot " Islam " ne figure point dans ce texte !
• L'Eglise regarde aussi les musulmans "avec estime" … : elle ne les reconnaît pas en tant qu'adeptes de la troisième et dernière Révélation monothéiste, elle les regarde, entre tant d'autres objets existants sur terre, il est vrai, avec estime !
• Le Dieu que les musulmans adorent "a parlé aux hommes", c'est-à-dire qu'il n'a pas parlé, tout particulièrement, au prophète Mohammad !
• L'obstination préméditée à éloigner la filiation historique des Arabes à partir d'Ismaël ! On ne peut s'empêcher de demander ici : est-ce que le texte de l'Ancien Testament a disparu de sur terre, c'est pourquoi les pauvres pères, réunis pour la formulation de cette déclaration, ne connaissent pas l'histoire du Christianisme, son rapport et ses liens de parenté avec l'Islam et les musulmans ?! Et pourtant, c'est de l'Histoire vécue, prouvée en toutes lettres dans les documents et les références !
• La foi musulmane "se réfère volontiers à Abraham"… se réfère et n'en découle pas directement ! C'est vraiment honteux de voir se maintenir cette obstination sans vergogne !
• Le ridicule acharnement pour éloigner le rattachement de l'Islam à la Révélation biblique, malgré toutes les allusions qui se trouvent encore dans la Bible, Ancien et Nouveau Testaments même après les innombrables changements et rectifications, pour ne pas dire contrefaçons, que prouve magistralement Joseph Wheless dans l'ouvrage qui a pour titre : " Forgery in Christianity, et c'est un juriste qui parle !
• La grande fraude historique d'insérer l'Islam parmi les grandes religions asiatiques qui sont nées sans contact avec le Christianisme ! La fraude est tellement flagrante aux yeux de quiconque connaît un tout petit peu d'histoire qu'il est inutile de commenter… Si ces pauvres pères ne savent pas la différence géographique qu'il y a entre l'Asie, l'Arabie ou la Palestine, à quoi peut-on s'attendre de leur part ?!

Il est choquant et décevant à la fois de voir la ténacité avec laquelle ces révérends pères s'obstinent à frauder, à dénaturer les faits historiques, et surtout à se baser sur ces fraudes pour porter des jugements, prescrire des comportements, ou imposer des résolutions ! De même, il est étonnant de les voir s'accorder pour dire que les musulmans " ont en estime la vie morale " ! S'ils s'étaient enquéris sur le vrai contenu du Qur'ân, ils auraient eu comme réponse cette fameuse thèse de Doctorat, de 770 pages, soutenue à la Sorbonne en 1951, présentée par M. A. Draz, ayant pour titre: La Morale du Coran. (Nous maintenant l'orthographe distordue du mot Coran tel qu'il figure sur le titre). C'est pour dire à quel point la Morale fait non seulement partie intégrante du Qur'ân, mais qu'elle est un de ses principaux pivots qui englobe et règlemente la vie de chaque musulman dans tous les domaines, même dans celui de la guerre : à savoir, le musulman n'a pas le droit de commencer une attaque ; répondre, oui, et au même degré de l'attaque, pas plus. Les textes sont là pour celui qui veut voir clair, sans distorsion. Il est donc ridicule de lire que les musulmans prennent la morale en estime !

Quant aux " dissensions et inimitiés " qui se sont élevées entre chrétiens et musulmans, il est prouvé dans les sources des auteurs chrétiens, que l'Islam a été combattu, dès ses primes débuts, comme étant une des " hérésies " qui refusaient la déification de Jésus. Dés les premiers jours, l'Islam a été dépeint par les auteurs chrétiens sous des traits grossiers, critiques, qui le noircissent outrancièrement. Jean Damascène, dans la première moitié du VIIIe. siècle, assimilait déjà l'Islam à un mouvement hérétique très proche de l'arianisme. Au milieu du siècle suivant, la Chronologie de Théophane dit " qu'en l'année 622 était mort un faux prophète issu de la famille d'Ismaël " (Philippe Sénac, l'Image de l'autre, p. 30). Et à la page 97 d'ajouter : " Le prophète de l'Islam ne sera désormais évoqué qu'en référence avec l'Antéchrist. Au milieu du XIIe. siècle déjà, saint Bernard prêchant la deuxième croisade avait souligné que l'heure de l'avènement de l'Antéchrist était proche et que les Sarrasins (i-e. les Musulmans) qui menaçaient Jérusalem n'étaient autres que les armées du prince des ténèbres assemblées pour le combat final ". C'est bien triste, hélas, de voir les "saints" tomber dans la fraude et la falsification de l'histoire, il n'est pas le seul, ce père Bernard, mais le plus triste est que ces fraudes continuent encore et avec plus de persistance et de rage!

Est-il lieu d'ajouter, comme le dit justement le père Caspar (p. 209), après avoir passé en revu les hostilités et les controverses apologétiques, que "durant les deux derniers siècles, l'Occident chrétien passe à l'offensive (de laquelle il ne s'était jamais démentie, ajoutons-nous) et occupe la plupart des pays musulmans, sous forme de colonisation directe ou de protectorat (…) Les chrétiens d'Orient, vivant en symbiose au moins partielle avec les musulmans, se révèlent incapables de saisir ce qui fait l'essence et la grandeur de l'Islam : la transcendance du Dieu unique. Dans l'Occident chrétien, ce fut bien pire. Pendant des siècles, on se contenta de colporter sur l'Islam et son fondateur les légendes les plus absurdes, sans même se donner la peine de se renseigner sur leur doctrine ". Inutile d'ajouter que même le cher pape Benoît XVI, malgré toute sa carrière d'érudit, n'est pas arrivé à saisir la grandeur de la transcendance du Dieu unique de l'Islam et trouve qu'elle ne s'accorde pas avec la raison et la logique !!!

Là on ne peut que se demander pourquoi fomenter et maintenir tant de haine à l'égard de l'Islam et des musulmans? Pourquoi cette attitude double face, surtout lorsqu'on la compare avec les concessions vaticanes à l'égard des Juifs ? Et que dire du fait d'insister avec un tel acharnement à éliminer l'Islam en tant que Religion monothéiste? Et pourtant l'Histoire est si simple, si claire, malgré les contrefaçons.

Si nous faisons table rase de tous les détails, en survolant les siècles, pour présenter l'histoire du monothéisme, en quelques mots, nous trouverons que : Le monothéisme a été Révélé au prophète Moïse, puis les juifs reprirent le veau et tuèrent les prophètes. Jésus, le prophète, reçut la deuxième Révélation tout en précisant qu'il na été envoyé que pour les brebis perdues de la maison d'Israël (Mt. 15 : 24). Au début du quatrième siècle, en 325, les tenants de l'Eglise catholique déifièrent Jésus, puis formèrent le dogme de la Trinité et l'imposèrent, nonobstant textes et vérités historiques, tombant ainsi dans le polythéisme. C'est pourquoi eut lieu la troisième et dernière Révélation au prophète Muhammad. Sa mission étant de ramener les brebis perdues des deux révélations précédentes, et toute l'humanité, vers le droit chemin du vrai Monothéisme, du Dieu Un. C'est ce qui est clairement dit dans l'attestation de foi islamique : " Il n'y a de dieu que Dieu ", point de personne déifié, point de Trinité. C'est là qu'est mise en évidence toute la transcendance du Dieu Un, du Dieu Unique, du Dieu auquel rien ne Lui ressemble.

Contrairement à ce que dit la fameuse déclaration vaticane sur les décrets cachés de l'Islam, la clarté des prescriptions divines islamiques, scrupuleusement gardées intactes, revient au fait qu'il n'y a point d' "alchimie" imposée par un obscurantisme quelconque, point de messianisme, point d'histoire "organisée", remaniée, réajustée ou manipulée, point de messie, de médiateur ou de médiation ourdie, point de rédempteur ou de rédemption inventée de toute pièce ! Rien de toutes ces machinations ecclésiastiques. Rien qu'un simple choix à faire entre le bien et le mal, entre le licite et l'illicite, entre un chemin de rectitude, nettement prescrit, et une tortuosité louvoyante. Un choix perpétuel que doit faire chacun des êtres humains, et qui le place tout seul, face à son Créateur, n'ayant que ses propres actions, délibérément choisies, pour passer son examen du Jugement Dernier. Tel est l'Islam.

Cette simple clarté des prescriptions divines islamiques, cet humanisme profond et équitable, fit qu'en douze ans, de 633 à 645, la Mésopotamie, la Palestine, la Syrie et l'Egypte ont connu la délivrance des persécutions fanatiques, grâce à l'Islam et grâce aux musulmans. C'est ce qui confirme et donne crédit au phénomène de l'expansion de l'Islam, qui demeure un des faits les plus marquants et les plus constants de l'histoire du monde, depuis le premier tiers du VIIe siècle jusqu'à nos jours.

De même, si nous passons aussi brièvement à l'histoire des textes sacrés, que verrons-nous ? Les textes Hébraïques ont été brûlés avec le Temple, cinq siècles av. J.-C., puis c'est le prophète Ezra qui les a écrits de mémoire, deux ou trois siècles plus tard. Leur rédaction finale n'eut lieu qu'au dixième siècle ap. J.-C. ! Les textes du Nouveau Testament ont été rédigés dans la deuxième moitié du deuxième siècle, par des auteurs inconnus et non par les noms sous lesquels ils sont connus. C'est le fameux saint Jérôme qui fit le choix parmi plus d'une cinquantaine d'évangiles. La lettre/préface qu'il adresse au pape Damase, qui lui a demandé de faire ce travail, est fort révélatrice sur toutes les manipulations qui eurent lieu dans ce Nouveau Testament (cf. éd. Bénédictine, 1693). D'ailleurs ce n'est pas sans raison que dans les années 1970, l'Encyclopédie Britannique parlait de 150.000 contradictions, non-concordances et fautes de traduction. Chiffre qui a été doublé par les nouvelles recherches effectuées sur ces textes. En fait, il n'existe aucun document original ni dans la langue de Jésus, ni de son époque : ce sont toutes des traductions copiées sur des copies copiées et recopiées. A quoi il faut ajouter le remaniement des textes et des dogmes, d'un Concile à l'autre, ou d'une édition à l'autre. Par contre, il est partout reconnu et prouvé que le texte du Qur'ân est le seul texte sacré qui soit gardé intact depuis sa Révélation jusqu'à nos jours, et le restera jusqu'à la fin des temps...

Bien avant le siècle des Lumières, en un temps où presque personne ne savait encore ce qui se passait dans les coulisses de cette institution ecclésiastique, le Qur'ân dénie la crucifixion de Jésus, dénie la déification de Jésus, réfute la Trinité, et signale toutes sortes de manipulations des textes. Ce qui a été clairement prouvé, surtout le long du vingtième siècle, et bien avant… De sorte que ces connaissances devinrent matières de dictionnaires, même scolaires, comme le petit Larousse. Et c'est justement ces vérités là qui suscitent cette sourde haine des tenants de l'Eglise. Nous citons donc à titre d'exemples :
• Et en raison de leurs dires : "C'est nous qui avons tué le Messie, Jésus fils de Marie, le Messager d'Allah". Ils ne l'ont point tué, et ils ne l'ont point crucifié, mais il leur sembla. Certes, ceux qui divergèrent à son sujet doutent de cela : ils n'en ont aucune connaissance, sauf que de suivre la conjecture. En toute certitude, ils ne l'ont point tué (Al-Nissâ, 157).
• O gens du Livre, n'exagérez pas dans votre religion et ne dites sur Allah que la Vérité. Le Messie, Jésus fils de Marie, n'est que le Messager d'Allah et Sa Parole, qu'Il Projeta à Marie, et un esprit de Sa Création. Croyez donc en Allah et en Ses Messagers. Ne dites point : "Trois". Finissez-en, c'est meilleur pour vous. Certes, Allah est un Dieu Unique. Gloire à Lui qu'Il Ait un fils ! (…) (Al-Nissâ, 171).
• Ne confondez pas le Vrai avec le faux, et ne taisez pas la Vérité alors que vous savez (Al-Baqara, 42).
• Alors ceux qui ont été injustes falsifièrent des paroles, autres que ce qui leur a été dit. Alors Nous Fîmes Descendre sur ceux qui ont été injustes, un supplice du ciel, en raison de ce qu'ils pervertissaient (Al-Baqara, 59).
• Vous attendez-vous donc à ce qu'ils vous croient, alors qu'un groupe d'entre eux : ils entendaient les paroles d'Allah puis les falsifiaient après les avoir raisonnées, en le sachant ? (Al-Baqara, 75)
A noter que partout, dans le Qur'ân, Jésus est appelé : " Jésus fils de Marie " pour réfuter cette hérésie qui fait de lui " un fils de Dieu " ou un Dieu !

Là on ne peut que se demander avec amertume : deux milles ans d'histoire sanglante et de guerres acharnées, pour s'imposer avec une telle tyrannie, n'ont-ils pas suffit à l'Eglise Vaticane pour comprendre qu'elle n'est pas sur le droit chemin ?! Au lieu de s'ingénier à calfater fraudes, contrefaçons et falsifications, pour évangéliser le monde, pour christianiser le monde, surtout après tout ce que les nouveaux travaux de recherches ont mis en plein jours, d'où les quelques bribes de données citées dans cet article, n'est-il pas plus humain et plus logique de laisser les gens en paix, et de se consacrer à éliminer tous les maux de la terre, toutes ces épidémies, toutes ces famines, toutes ces ruines, et tous ces drames naturels ou provoqués, qui menacent la Vie sur Terre, sans forcément la christianiser ?! Les milliards de dollars inutilement ou bêtement dépensés pour l'évangélisation du monde, aideraient énormément à alléger ou à améliorer le triste sort qui nous attend à tous ...

En terminant, nous reprenons cette méchante et injuste phrase, mais combien révélatrice, qualifiant l'Islam de " terreur absolue qu'il faut réfuter, un danger pour l'Eglise qu'il faut combattre ", pour demander à cette fameuse institution vaticane, vraiment et honnêtement, laquelle des deux Religions est une terreur absolue pour la terre, un danger qu'il faut combattre : Ce Christianisme vaticanais, obstiné, inventé de toutes pièces à travers les Conciles le long des âges, ou l'Islam, que vous n'avez même pas daigné prononcer ou écrire le nom, et que vous ne cessez de combattre avec une fureur et un manque de probité sans pareils ?!

(Remarque : les Versets du Qur'ân sont de tirés de notre traduction, publiée en 2002)

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Re: Nostra Aetate et l'Islam

Message par titibxl. le Dim 25 Juin - 0:59

et c'est la vérité ,l'islam est une erreur absolue qu'il faut combattre (avec les mots bien sur,pas avec les bombes atomiques).

l'Eglise dans cette déclaration ne fait que dire ce qui est vrai,tu aurais voulu quoi?que l'Eglise admette l'Islam comme vrai religion venant de Dieu? autant se convertir tous à l'islam alors,soit logique
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Re: Nostra Aetate et l'Islam

Message par anaska. le Dim 25 Juin - 1:00

les musulmans sont donc des fakirs à combattre
donc le fameux Nostra Aetate n'est que tartuferie
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Re: Nostra Aetate et l'Islam

Message par titibxl. le Dim 25 Juin - 1:01

c'est un peu dit violement.

pour le musulman,le kafir n'est qu'impureté,des chiens et des porcs (ca vient du Coran pas de moi=

pour nous le Musulman est "égaré" victime d'un m.e.n.s.o.n.g.e et il faut ,par Amour pour le musulman ,tenter de combattre ce m.e.n.s.o.n.g.e qui est l'Islam,combattre non par les armes et la violence (car alors nous ferions du mal aux musulmans que nous aimons) mais le combattre par la parole,l'explication,la démonstration de l'erreur et la vérité Bibilique.
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Re: Nostra Aetate et l'Islam

Message par anaska. le Dim 25 Juin - 1:03

n'empeche que le Nostra Aetate est trompeur
et ton discours est hypocrite
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Re: Nostra Aetate et l'Islam

Message par titibxl. le Dim 25 Juin - 1:04

je dirais plutôt "politiquement correcte" sa Sainteté le Pape doit protéger es chrétiens,qui sait ce qui arriverait à nos frères dans les pays Musulmans si le discours était plus direct? déjà que comme ça,c'est pas la joie
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Re: Nostra Aetate et l'Islam

Message par anaska. le Dim 25 Juin - 1:05

les chrétiens orthodoxes ont toujours vaicu en paix avec les musulmans mais pas avec les catholiques
les événements d’aujourd’hui ne sont que politiques et économiques et toutes ces guerre au moyen orient sont la cause de la famille bush
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Re: Nostra Aetate et l'Islam

Message par brigit ^^ le Dim 25 Juin - 1:24

Il serait temps que tu arrêtes ton révisionnisme malsain. Tu parles contre ceux qui ont souffert.
Et au passage tu oublies l'apothéose qu'a été le génocide des chrétiens d'orient par l'état turque en 1915.
Pas seulement contre les arméniens qui ont été comme déracinés de leur vivant, mais aussi contre les chrétiens du levant.
Bon bref il y en a marre de ceux qui parlent par intérêt en se contrefichant de la souffrance des gens du haut de leur confort.
Ce forum est parfois la poubelle de l'humanité en donnant parole à la noirceur de l'âme. Cela relève du clinique et de l'impunité.
L'homme n'a besoin de rien pour haïr son prochain alors si un livre l'encourage, tant que le livre existera, on sait ce qu'il se passera.
Contemple donc l'oeuvre d'une religion, la liste n'est ni exhaustive ni finie, le crime continue, tout le monde se barre de ces pays fous.
Et que personne ne vient dire que cela n'a rien à voir avec le Coran car les exactions sont faites au nom du Coran depuis l'origine.
C'est un fardeau terrible que porte l'Islam et Anaska ne montre aucune ouverture d'esprit et men?t délibérément. Que penser ?

Liste des crimes contre les chrétiens et les juifs:
Code:
Quelques exemples de 1992 à 624:
1992 : massacre de 13 chrétiens dans le village égyptien de Sanbo 1992 : massacre des coptes à Timna en Egypte
1991 : dérive islamique du régime de Saddam Hussein afin de canaliser les rancoeurs populaires; aggravation des persécutions contre les minorités; après cette date, environ 30% des chrétiens fuient le pays.
1991 : En Irak, dans le diocèse de Zakho, 30 villages chaldéens et 40 églises sont détruits
1991 : En Irak, destruction de l’église médiévale de Beidar près de Zakho, par l’armée irakienne, qui la transforme en étable.
1991 : les dirigeants de la communauté chrétienne sont explusés du sultanat de Brunei; la célébration de Noël est interdite
1990 : pogroms anti-arméniens en Azerbaïjan; 38 morts
1990 : constitution de camps de concentrations dans le sud du Soudan pour regrouper les populations chrétiennes et animistes, sous le nom de “camps de la paix”
1989 : massacre de chrétiens notamment arméniens en Azerbaidjan
1988 : pogrom contre les coptes au Caire
1988 : début des pogroms anti-arméniens en Azerbaïdjan (ville de Soumgaït)
1988 : destructions d’églises assyriennes dans le nord de l’Irak; exécutions et tortures
1983 : début de la guerre menée par le Soudan islamiste contre les minorités chrétiennes et animistes du sud: plusieurs centaines de milliers de morts de 1983 à 2000
1981 : juin: massacre de coptes à Zawiya al Hamra, banlieue du Caire
1980 : Liban : massacre des villageois chrétiens de Safra
1979 : début de la fuite de 200 000 juifs iraniens après la révolution islamiste
1977 : massacre de 147 chrétiens par les Druzes dans la montagne du Chouf
1976 : massacre de chrétiens libanais dans les villes de Damour et Jiyé
1976 : octobre: massacre de chrétiens libanais dans le village de Aichyé: 52 morts
1976 : massacre de chrétiens libanais à Masser Beit-Ed Din
1976 : janvier: découverte au sud de Beyrouth d’un charnier contenant les corps mutilés de 582 chrétiens “non-combattants”
1975 : persécutions des chrétiens de Midyat (Turquie) par les Kurdes
1975 : invasion du Timor Oriental chrétien: au moins 200 000 morts
1967 : incendie volontaire de la grande synagogue de Tunis
1967 : les juifs égyptiens sont parqués dans des camps au cours de la guerre des 6 jours
1967 : pogrom en Libye à l’occasion de la guerre des six jours
1967 : pogroms en Tunisie
1967 : le Congrès Islamique Mondial d’Amman en Jordanie déclare qu’il faut considérer les juifs vivants dans les pays arabes comme “des ennemis mortels”
1967 : pogrom à Aden
1965 : vague d’antisémitisme en Algérie; fuite de la communauté juive
1965 : pogrom à Aden
1962 : juillet: pogrom d’Oran 1948 : pogroms en Libye
1958 : pogrom à Aden
1955 : émeutes anti-juives et chrétiennes en Turquie; pillage des églises et des magasins
1955 : septembre: émeutes antijuives à Izmir
1952 : pogroms anti-juifs et chrétiens à Suez
1949 : pogroms en Syrie
1948 : pogroms au Maroc
1947 : mesures de ségrégation contre les juifs en Egypte
1947 : pogrom en Libye; environ 130 morts
1947 : pogrom à Aden ; environ 100 morts
1946 : début de la vague de destruction d’églises coptes en Egypte
1946 : à Khanashiva en Iran, des femmes assyriennes sont humiliées puis violées dans l’ église Sainte Marie. Les hommes sont torturés
1945 : émeutes antijuives et antichrétiennes en Egypte; églises et synagogues détruites
1945 : pogrom à Tripoli en Libye
1945 : massacre des Assyriens en Azerbaidjan iranien (plaintes auprès de l’ONU par le patriarche Mar Eshai Shimun XXIII)
1944 : attaque du quartier juif de Damas
1942 : pillage des biens juifs à Benghazi (Lybie) et déportation dans le désert
1948 : pogrom à Alexandrie pendant une semaine; environ 150 morts
1933 : août: 600 Assyriens sont massacrés dans les villages de la région de Dohuk.
1941 : persécution des juifs en Libye
1941 : massacre de juifs à Bagdad, avec l’appui des autorités: env. 170 morts
1935 : pogroms en Algérie
1934 : pogrom de Constantine (Algérie); pillage et 28 morts, sous l’indifférence de la Police et l’Armée française
1933 : août: le prêtre assyrien Shmiwal de la tribu Nodis est assassiné
1933 : août: le prêtre assyrien Giwargis de la tribu Baz est assassiné
1933 : août: le prêtre assyrien Masikh de la tribu Tiyari est assassiné
1933 : août: le prêtre assyrien Shmoel de la tribu Diz est assassiné
1933 : août: le prêtre assyrien Sada de la tribu Lawan est décapité
1933 : août: le prêtre assyrien David de la tribu Tkhuma est assassiné
1933 : août: le prêtre assyrien Adam de la tribu Tkhuma est enterré vivant.
1933 : massacre des chrétiens “assyriens” en Irak au moment de la proclamation de l’indépendance
1933 : l’armée irakienne mitraille 1 000 réfugiés chrétiens chaldéens
1933 : août: massacre des Assyriens au village de Simel; toute la population est éliminée. les prêtres sont mutilés; les femmes violées et humiliées; les voitures roulent sur les enfants; la liste des victimes est en cours de publication par les autorités assyriennes actuelles.
1929 : août: les juifs demandent l’aménagement du mur des Lamentations; pogroms à Jérusalem, Hébron, Safed; pour faire cesser les violences, les Britanniques repoussent cette demande
1922 : loi de conversion forcée des orphelins au Yémen, concernant les juifs y compris à l’âge adulte
1922 : septembre: massacre de chrétiens à Smyrne par les Turcs
1921 : juin: massacre de centaines de Grecs prisonniers à Samsun
1920 : fatwa du sheyhül’Islam contre les républicains laïcs en Turquie: “est-il permis de tuer ces rebelles? c’est un devoir de le faire”
1920 : février: après le départ des troupes françaises, les derniers Arméniens de Cilicie sont massacrés
1918 : 15 000 Arméniens environ sont massacrés à Bakou en Azerbaïdjan.
1918 : mars: assassinat du patriarche assyrien Mar Benyamin Shimon et de 150 hommes de sa suite par le chef kurde Simkoo
1918 : massacre des Assyriens de Khoi en Iran par une tribu kurde. Les exécutions et tortures sont menées sous la surveillance de religieux; 700 victimes
1918 : massacre des soldats assyriens au port de Sharabkhane par les Turcs et les musulmans de Tabriz
1918 : massacre des 6.000 Assyriens réfugiés à la Mission Française; mutilations diverses menées par Arshad el Hemayoun.
1917 : martyre du bahaï Mirza M. i Bulur Furush à Yazd
1916 : août: abolition de la constitution de la “nation” arménienne dans l’empire ottoman et de ses droits religieux
1916 : déportation des habitants chrétiens de Trébizonde
1916 : décembre: déportation et dispersion des Grecs d’Amisos
1915 : début de déportation et massacre des Arméniens d’Anatolie
1915 : vague de conversions par contrainte dans l’est anatolien
1915 : martyre du bahaï Shaykh Ali Akbar Quchani à Mashhad
1915 : janvier: début d’exécution des bataillons arméniens de l’armée ottomane
1915 : avril: déportation violente des Arméniens de la région de Zeitoun puis élimination
1915 : avril: déportation et élimination des Arméniens de la région de Van
1915 : mai: fin de la résistance arménienne à Van; élimination des survivants du siège
1915 : avril: élimination de 800 intellectuels et fonctionnaires arméniens de la capitale
1915 : mai: déportation des Arméniens de la région d’Erzurum
1915 : mai: loi ottomane sur les biens abandonnés par les Arméniens
1915 : mai: protestation des puissances alliées contre les massacres arméniens, qui tiennent le régime ottoman pour responsable
1915 : juin: massacre de 12 000 soldats arméniens de l’armée ottomane
1915 : juin: élimination des Arméniens de la région de Shapin-Karahisar
1915 : juin: pendaison publique de 21 chefs du parti nationaliste arménien à Constantinople
1915 : juin: déportation des Arméniens de Sivas
1915 : juin: déportation des Arméniens de Trébizonde
1915 : juin: déportation des Arméniens de Samsun
1915 : juillet: déportation des Arméniens de Malatya
1915 : juillet: déportation des Arméniens de Cilicie et d’Antioche
1915 : juillet: déportation des Arméniens d’Antep
1915 : juillet: déportation des Arméniens de Kilise en Cilicie
1915 : juillet: déportation des Arméniens de Marash
1915 : juillet: déportation des Arméniens de Konya
1915 : septembre: le gouverneur de Diyarbakir annonce que le nombre des déportés arméniens de sa région est de 120 000
1915 : octobre: protestations internationales contre le massacre général des Arméniens, dans les deux camps
1915 : décembre: ordre du ministre de l’intérieur turc de déporter aussi les orphelins et de ne laisser que les très jeunes enfants
1915 : les chrétiens assyriens d’Irak sont massacrés par les Kurdes et les Turcs; 250.000 morts?
1915 : les forces ottomanes privilégient l’exécution par crucifixion pour les femmes arméniennes et assyriennes.
1915 : janvier: destruction de 70 villages autour d’Urmia; exode de 25 000 Arméniens et Assyriens.
1915 : des missionnaires allemands découvrent dans le village d’Haftawan près de Salmas 750 corps décapités dans les puits et les citernes. Le général turc avait promis une indemnité pour chaque tête.
1915 : A Teberma, martyre de plusieurs dignitaires religieux assyriens par les Turcs, dont l’évêque Mar Dinkha.
1915 : massacre d’Assyriens dans le village de Gulpashan près d’Urmia; les hommes sont fusillés et les femmes sont violées
1915 : mars: massacre de 800 invalides dans le village assyrien de Salamas.
1915 : attaque du village assyrien de Tel Mozilt par Turcs et Kurdes; tous les hommes valides sont fusillés le lendemain. Ensuite, on élimine les enfants (1 500?); l’agha Ayoup Hamza exécute personnellement le prêtre Gabrial.
1915 : juin: le Vali de Mossoul détruit le village assyrien de Tyari
1915 : Cedet Bey, gouverneur de Van attaque Sirt avec le “bataillon des bouchers” (Kasap Tabouri) et y massacre tous les Assyriens. Il continue dans la région, avec une vingtaine d’autres villages.
1914 : expulsion de 250 000 Grecs de Thrace Orientale
1914 : mai: rapide expulsion de la population chrétienne de Pergame, qui se réfugie à Lesbos
1914 : juin: massacre de Grecs par les Turcs à Foça et Cesme.
1914 : juillet: création des bataillons de travaux forcés pour les mobilisables orthodoxes, qui permettent leur élimination progressive.
1914 : août: massacre de 12 000 chrétiens assyriens en Irak par le Jevdet Khalil Bey
1914 : novembre: poursuite de l’expulsion des Grecs de Thrace Orientale
1914 : expulsion des juifs de Palestine en âge de porter les armes par les Ottomans
1912 : massacres en Thrace contre les populations chrétiennes commis par l’armée turque en retraite
1912 : pogroms contre la population juive de Fès au Maroc
1909 : avril: massacre de 30 000 Arméniens en Cilicie
1909 : pogroms : massacre des juifs de Kermanshah en Perse, pour commémorer la mort d’Hussein
1909 : avec des milliers d’Arméniens, quelques missionnaires américains sont massacrés dans la région d’Adana
1908 : juillet: à Adana, troubles arméniens et répression violente; 30 000 victimes; protestations européennes 1896 : martyre de 5 bahaï de Turbat-i-Haydari
1904 : massacre de juifs au Yémen
1904 : mai: massacre de 7500 Arméniens dans la région de Sassun
1903 : pogrom contre les bahaïs à Yazd; environ 70 morts
1900 : août: massacre de femmes et d’enfants arméniens dans les villages de Spaghanak
1896 : publication du British Blue Book sur les massacres d’Arméniens dans l’empire ottoman
1896 : juin: destruction de villages arméniens autour de Van
1896 : juin: massacre des hommes du village arménien de Sgherdi; conversion forcée des survivants
1896 : juin: massacre de 400 Arméniens autour de Khizan
1896 : juin: massacre de 160 Armémiens autour de Mamarzank; conversion des survivants
1896 : juin: destruction des villages de la région de Shatakh
1896 : juin: destruction de 11 villages arméniens autour de Gumushhane
1896 : juin: massacre d’Arméniens à Van; fuite des survivants en Iran
1896 : août: après la prise d’otage à la Banque Ottomane, pogroms contre les Arméniens de Constantinople; 7 000 morts? protestation officielle des puissances européennes
1896 : septembre: dispersion de la population arménienne de Agn
1896 : septembre: massacre de 250 Arméniens autour de Mush
1896 : septembre: massacre dans le village de Binkaya; 250 morts
1896 : massacre des Crétois par l’occupant ottoman
1895 : massacre d’Arméniens à Van et Istanbul
1895 : septembre: massacre d’Arméniens à Baberd par les Turcs
1895 : septembre: pogroms contre les Arméniens à Constantinople; 2 000 morts; plaintes des Européens
1895 : octobre: massacre d’Arméniens dans la province de Derjan
1895 : octobre: massacre d’Arméniens dans la province de Trébizonde; témoignage du consul français
1895 : octobre: massacre d’Arméniens à Erzincan et Kamakh
1895 : octobre: massacre d’Arméniens dans la région de Kghi; 1 000 morts
1895 : octobre: massacre d’Arméniens à Baghesh
1895 : octobre: massacre d’Arméniens à Urfa; 10 000 morts dans les combats
1895 : octobre: massacre d’Arméniens à Shapin-Karahisar; 2 000 morts dans la ville et 3 000 dans la campagne
1895 : octobre: massacre d’Arméniens dans la ville d’Erzincan; 1 000 morts
1895 : novembre: massacre d’Arméniens à Zklus; 200 morts
1895 : novembre: massacre d’Arméniens à Amasya; 100 morts
1895 : novembre: massacre d’Alep; 1000 morts
1895 : décembre: destruction de 100 villages dans la province de Bitlis
1895 : décembre: massacre de 8000 Arméniens à Urfa
1895 : décembre: destruction d’une centaine de villages autre de Mush
1895 : octobre: massacre d’Arméniens dans la région de Bitlis; 102 villages détruits
1895 : octobre: massacre d’Arméniens dans la région de Charsanjak; 700 morts
1895 : octobre: massacre d’Arméniens dans la région de Balu; 1 200 morts
1895 : octobre: massacre d’Arméniens dans la région de Arabkir; 2 800 morts
1895 : octobre: massacre d’Arméniens dans la région de Torgom; 500 morts
1895 : octobre: massacre d’Arméniens à Malatya; 3 000 morts; 1 000 maisons détruites
1895 : octobre: massacre d’Arméniens à Bitlis
1895 : octobre: massacre d’Arméniens à Kharput; 4 000 morts
1895 : octobre: massacre d’Arméniens à Bayburt; 165 villages détruits
1895 : octobre: massacre d’Arméniens à Urfa par les troupes kurdes; le consul anglais est témoin
1895 : octobre: massacre d’Arméniens à Erzurum; 400 morts
1895 : octobre: massacre d’Arméniens à Garin ; 2 000 morts; 43 villages détruits
1895 : octobre: massacre d’Arméniens à Trébizonde
1895 : novembre: massacre d’Arméniens à Diyarbakir et sa région: 30 000 morts
1895 : novembre: massacre d’Arméniens à Arabkir; 2 800 morts
1895 : novembre: massacre d’Arméniens à Marzvan; 700 morts
1895 : novembre: massacre d’Arméniens à Kharput; 3 800 morts
1895 : novembre: massacre d’Arméniens à Van
1895 : novembre: conversions forcées d’Arméniens à Kharput
1895 : proclamation du jihad par les Ottomans
1895 : novembre: massacre d’Arméniens à Sivas; 1 500 morts
1895 : novembre: massacre d’Arméniens à Balu
1895 : novembre: massacre d’Arméniens à Antep; 1 500 morts
1895 : novembre: massacre d’Arméniens à Marash; 1 000 morts
1895 : novembre: pillage de 160 villages de la région de Van
1895 : décembre: des centaines d’Arméniens sont brûlés vifs dans la cathédrale d’Urfa
1895 : janvier: le soldat kurde Sheikh Hassan déclare avoir tué 40 chrétiens à Urfa pendant les massacres.
1895 : novembre: les Kurdes attaquent la ville de Tel Mozilt et la ravagent; le gouverneur turc tente de les stopper mais le massacre d’Assyriens a pourtant lieu.
1894 : début des massacres contre les Arméniens décidés sous le sultan Abdul Hamid =>1896; environ 300 000 morts
1894 : août: massacre d’Arméniens au Mont Gebin, déportés du village d’Andok et brûlés vifs dans la forêt
1894 : août: 74 villages arméniens détruits dans la région de Sassun: 10 000 victimes
1894 : août-octobre: massacre d’Arméniens par les seigneurs kurdes autour de Mush; 5000 morts selon les Européens
1894 : l’ambassadeur de France à Constantinople décrit la création des régiments kurdes comme “l’organisation officielle pour le pillage aux dépens des chrétiens arméniens”
1890 : pogroms anti arméniens à Erzurum
1889 : pillage du quartier juif de Bagdad
1882 : juillet: émeutes anti-chrétiennes à Alexandrie: 50 morts
1881 : massacre de coptes et d’autres chrétiens à Alexandrie
1877 : massacre d’Arméniens à Beyazit en Anatolie
1876 : massacre des Bulgares par les Turcs (15 000 morts selon un consul US)
1867 : massacre de Crétois
1867 : massacre de juifs à Barfurush (Perse)
1864 : massacre d’Arméniens à Sassoun
1860 : massacre de 22 000 chrétiens libanais, dont 5000 à Damas, par les Druzes et avec l’accord des Turcs
1860 : destruction de monastères et d’églises par les Albanais au Kosovo
1860 : avril-mai: déroulement du massacre des maronites sous la responsabilité du gouverneur de Damas Ahmet Pacha
1860 : destruction du village libanais de Dayr al Qamar; 2600 morts
1860 : le quartier assyrien de Damas est attaqué; 10 000 morts
1860 : destruction du village libanais de Rasshayya; 800 morts
1860 : destruction du village libanais de Hasbayya; 6000 morts ?
1860 : destruction du village libanais de Jazzin; 1500 morts
1854 : pogrom antijuif à Demnate au Maroc
1848 : disparition totale des juifs de Machhad en Iran 1847 : reprise des persécutions des chrétiens assyriens par les Kurdes. 30 000 morts
1843 : massacres des chrétiens nestoriens d’Orient notamment par les Kurdes: environ 20.000 morts
1843 : massacre de chrétiens nestoriens au Kurdistan
1842 : tentative de génocide des chrétiens assyriens par l’émir kurde d’Hakkari Badr Khan Bey: 10 000 morts, esclavage des femmes et des enfants. Les Ottomans n’interviennent pas.
1842 : 800 chrétiens assyriens sont éliminés dans la région de Dez selon les registres fiscaux.
1841 : meurtres massifs de juifs au Maroc; le sultan est obligé de considérer les juifs comme sa propriété personnelle, ce qui contribue à les protéger.
1840 : persécution des juifs de Damas; affaire des meurtres rituels
1840 : conversion forcée des juifs de Machhad en Iran
1840 : pogrom à Damas
1839 : campagne de conversions forcées des juifs iraniens
1834 : massacre de juifs à Safed (Palestine)
1830 : début de la persécution des juifs en Perse, provoquée par l’avance russe dans le Caucase.
1828 : massacre de juifs à Bagdad
1821 : attaque des minorités grecques en Anatolie en réplique à la libération du Péloponnèse.
1821 : massacre des Crétois par les Egyptiens d’Ibrahim Pacha
1821 : massacre des Grecs par les Egyptiens d’Ibrahim Pacha, encouragé par les Oulémas: volonté de détruite totalement la population par la déportation des femmes et des enfants.
1813 : répression de la révolte des Serbes; massacre et réduction en esclavage: des milliers de femmes sont vendues à Belgrade.
1807 : expulsion des juifs de Tétouan
1806 : expulsion par fatwa des juifs de Sali au Maroc et interdiction pour les juifs marocains d’avoir des vêtements occidentaux
1806 : les janissaires du Dey d’Alger massacrent et pillent dans le quartier juif
1805 : pogrom contre les juifs d’Alger après une famine
1805 : exil des juifs d’Alger vers Tunis et Livourne
1803 : répression d’une révolte en Serbie; entre autres, 1800 femmes et enfants pris comme esclaves.
1790 : massacre de juifs à Tétouan (Maroc)et destruction de la plupart des communautés juives du Maroc
1785 : à Constantinople, les églises secrètement réparées par les minorités sont détruites à nouveau par le vizir sous pression de la foule
1770 : expulsion des juifs de Jeddah en Arabie
1700 : massacre des juifs au Yémen
1676 : expulsion des juifs de Sanaa au Yémen 1650 : les juifs de Tunisie sont déportés dans des quartiers spéciaux appelés “hara”
1667 : persécution des Arméniens chrétiens en Iran
1656 : juifs chassés d’Ispahan en Iran
1622 : conversion forcée des juifs de Perse
1614 : invasion de la Géorgie par le shah Abbas;destructions, déportation, profanations des images saintes par le shah lui même
1608 : persécution pendant deux ans des juifs de Taroudan (Maroc) par les Berbères
1604 : début d’une période de famine, violence et conversions forcées de la population juive de Fès: 2000 conversions en 2 ans
1596 : massacres systématiques en Anatolie au cours des visites d’inspection de l’armée par le vizir Caghoglu Sinan Pasha
1554 : la ville d’Erevan est totalement rasée par les Ottomans
1554 : pillage et persécutions contre la population juive de Marrakech par les Turcs qui ont pris la ville
1535 : pogrom puis expulsion des juifs de Tunisie
1524 : expulsion des juifs de Buda en Hongrie par les Ottomans
1523 : le sultan ottoman Soliman ordonne la fermeture de l’église du Cénacle à Jérusalem, et sa conversion en mosquée
1522 : expulsion des chrétiens de la ville de Rhodes
1521 : expulsion des juifs de Belgrade par les Ottomans
1516 : massacre de dizaines de milliers d’Alaouites en Syrie au moment de la conquête des Ottomans sunnites
1516 : les juifs algériens reçoivent le statut officiel de “dhimmis “de la part des Ottomans; certains couleurs leur sont interdites (rouge et vert); ils n’ont pas le droit de monter à cheval ou de porter des armes; ils doivent payer la taxe discriminatoire; leur représentant est rituellement giflé au moment de la remise du tribut aux autorités.
1492 : communauté juive de Touat au Maroc est massacrée; synagogues détruites
1453 : prise de Constantinople; trois jours de massacres et de pillage; foule égorgée dans Sainte Sophie.
L’église de Sainte Sophie de Constantinople est transformée en mosquée
1440 : invasion de la Géorgie par le Shah Djehan; érection d’une tour de 1664 têtes de soldats prisonniers
1438 : création de ghettos pour les juifs dans les villes du Maroc, sous le nom de “mellah”
1402 : Smyrne occupée par les Croisés est prise par Tamerlan; massacre et pyramides de têtes
1401 : massacre de 90 000 habitants de Bagdad par Tamerlan; érection de 120 pyramides de têtes
1400 : invasion et pillage de la Géorgie chrétienne par Tamerlan
1400 : les soldats arméniens défendant Sivas sont enterrés vivants. Tamerlan fait piétiner par des cavaliers un chœur d’enfant chantant des psaumes; il n’aimait pas la musique, disent les chroniques.
1400 : prise d’Alep par Tamerlan; pyramides de têtes
1400 : élimination du christianisme après les passages de Tamerlan en Afghanistan
1393 : Tamerlan attaque la ville assyrienne de Tikrit; tous les habitants chrétiens sont exterminés
1389 : campagne d’exécutions de coptes relapses
1387 : la population de Khvabi-Khevi (Géorgie) est brûlée dans l’église
1387 : prise de Van par Tamerlan: massacre de la population
1386 : invasion de Tamerlan en Géorgie; destructions d’églises et monastères, conversions forcées, prêtres brûlés; 60 000 personnes déportées
1384 : pillage de la Bosnie par les Ottomans
1367 : le patriarche maronite Gabriel d’Hajoula est brûlé vif à Tripoli.
1358 : élimination presque définitive des chrétiens nestoriens d’Asie Centrale par Tamerlan
1355 : début des fatwas contre les coptes
1354 : vague de violence anti-chrétienne en Egypte provoquée par des prédicateurs
1344 : conversion forcée des juifs de Bagdad
1342 : destruction de l’église Saint Ménas du Hamra par la foule en Egypte
1342 : incendie des églises des puits et des Vierges à Hamra
1334 : conversions forcées des juifs de Bagdad
1321 : vague de violence anti-chrétienne en Egypte; campagne de calomnies contre les coptes, qui aboutit à la destruction de 60 églises par la foule.
1310 : massacre des chrétiens d’Irbil et destruction de toutes les églises de la ville
1304 : expulsion des chrétiens d’Ephèse
1301 : début de la persécution des juifs en Egypte
1301 : vague de violence anti-chrétienne en Egypte
1295 : Kazan Khan ordonne la destruction de toutes les églises de Mésopotamie
1293 : au Caire, émeute contre les Coptes: massacre et destruction de leurs maisons
1291 : conversion forcée des juifs de Tabriz en Perse
1289 : massacre de religieuses chrétiennes à Tripoli en Palestine par l’armée de Kalavun
1274 : invasion et destruction par les Mamelouks des trois royaumes chrétiens de Nubie; vente des habitants.
1268 : émeute à Bagdad contre les chrétiens
1266 : le caveau des Patriarches d’Hébron est converti en mosquée et interdit aux juifs et aux chrétiens
1260 : attaque des chrétiens de Damas et destruction d’églises
1232 : massacre des juifs de Marrakech
1225 : invasion de la Géorgie par Djelal Edin. Selon les chroniques, début d’une période de 5 années de massacres en Géorgie
1224 : toutes les synagogues de Fès au Maroc sont détruites
1207 : A Pâques, massacre de 12 000 Arméniens autour de la cathédrale d’Ani
1198 : conversion forcée des juifs d’Aden
1184 : les Almohades imposent des signes distinctifs aux chrétiens et aux juifs en Espagne
1184 : destruction d’une église de Saint Gabriel à Assyout par la foule 1165 : conversion forcée des juifs du Yémen
1165 : destruction par la foule de l’église de l‘Archange Gabriel à Al Fustat
1160 : prise de l’Ifriqiya par les Marocains d’Abd el Moumen; juifs et chrétiens doivent choisir entre la mort et la conversion; les juifs sont convertis de force.
1147 : prise de Marrakech par les Almohades; persécution des juifs
1145 : les juifs de Tunis doivent choisir entre la conversion et l’exil
1142 : début des persécutions contre les juifs par les Almohades; massacre à Tlemcen, Bougie, Oran (jusqu’en 1147)
1126 : déportation de chrétiens au Maroc par les Almoravides
1117 : en Egypte, décret rappelant à l’obéissance des ordonnances concernant la soumission des infidèles juifs et chrétiens sous peine de mort
1100 : selon une chronique géorgienne, sous l’occupation turque de Tiflis, “chaque jour le sang des chrétiens de la ville était versé”
1098 : le gouverneur fatimide de Jérusalem expulse tous les habitants chrétiens
1095 : expulsion des chrétiens arméniens et grecs d’Antioche par Yaghi Siyan
1077 : massacre de 3000 infidèles à Jérusalem par le chef turkmène Atsiz
1073 : début des persécutions contre juifs et chrétiens par les Turcs à Jérusalem
1066 : au cours du massacre de milliers de juifs de Grenade, assassinat du Nagid de la communauté, successeur de Samuel Ha Nagid
1065 : décapitation de 65 moines chrétiens du monastère d’Abanub par Haffas sous Al Mustansir en Egypte
1032 : 5 à 6000 juifs tués dans une émeute à Fez et expulsion des survivants
1016 : les juifs sont persécutés et chassés de Kairouan
1014 : sous le calife Al Qadir, la foule musulmane attaque les maisons chrétiennes et détruit plusieurs églises
1010 : début de massacre de centaines de juifs autour de Cordoue jusqu’en 1013
1010 : ordre de destruction des églises de Jérusalem par Al Hakim
1010 : persécution des chrétiens, juifs et sunnites par le calife fatimide Al Hakim
1004 : juifs et chrétiens doivent porter un turban et une ceinture noirs en Egypte
979 : massacre de zoroastriens à Chiraz
924 : destruction à Damas du couvent Sainte-Marie
903 : raid sur Thessalonique et réduction en esclavage de 20 000 prisonniers
852 : destruction des églises de Cordoue datant d’après la conquête arabe
851 : début du “martyre des Mozarabes” à Cordoue
851 : les chefs de la communauté chrétienne de Cordoue sont emprisonnés
850 : règlement du calife sur les vêtements des infidèles
832 : massacre des coptes révoltés du Delta
831 : répression des chrétiens coptes en Egypte
829 : révolte des chrétiens coptes en Egypte
790 : martyres de Saint Christophe, Saint Jean le Palaiaurites et Saint Ilias, torturés et crucifiés
780 : conversion forcée des chrétiens d’Alep par Al Mahdi
772 : massacre de la noblesse arménienne et géorgienne à Bagrevan
759 : conversion forcée et dispersion des chrétiens au Liban
749 : début des persécutions en Arménie contre les prêtres
725 : plainte des chrétiens d’Égypte à cause des agressions de leurs femmes et de leurs enfants se rendant à l’église
723 : 60 pèlerins chrétiens d’Amorion crucifiés à Jérusalem
708 : massacres et conversions forcées à Tyane en Asie Mineure
705 : aristocratie arménienne brûlée sur des bûchers
704 : persécution des coptes à Alexandrie par la foule et le gouverneur. Les croix des églises coptes doivent disparaître
702 : décapitation du patriarche orthodoxe d’Antioche
651 : massacre des habitants d’Arados à Chypre
643 : massacre des habitants de Césarée de Palestine; 7 000 morts
640 : expulsion des chrétiens du Nadjran
640 : autorisation pour les musulmans de briser les croix des processions coptes et autorisation de détruire les églises nouvelles coptes
638 : expulsion des juifs de Jérusalem
637 : description horrifiée de la conquête de la Palestine par le patriarche Sophronios
635 : prise de Damas: “le massacre dura toute la nuit jusqu’à l’apparition du jour”.
634 : départ des chrétiens d’Arabie pour la Syrie
634 : premier texte chrétien mentionnant Mohamed en l’associant au “sang humain qui coule”
630 : massacre de la tribu juive des Beni Djadsimaa (Mort de Mohamed en 632)
628 : victoire de Mohamed sur les juifs lors de la bataille de l’oasis de Khaybar (devenue symbole de la victoire musulmane sur les Juifs)
627 : massacre des juifs de Médine; partage des familles et des biens
626 : expédition contre les juifs Beni Qoraizha, insultés par Mohamed: “O vous, singes et cochons…”
626: massacre des 700 juifs Beni Qoraïzha,liés pendant trois jours, puis égorgés au dessus d’un fossé,avec les jeunes garçons.
626 : massacre des juifs Beni Khazradj et partage des familles et du butin
624 : après la victoire de Badr, début de l’élimination des juifs (Règne de Mohamed)
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brigit ^^
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Re: Nostra Aetate et l'Islam

Message par anaska. le Dim 25 Juin - 1:31

ouverture d'esprit tu parles t'es l'une des personne à denigrer le Coran et les musulmans
je ne tolere pas les doubles discours et les tartufes
fait la même liste avec les chrétiens qui ont persecuté les juifs et les chretiens heretiques avant Nostra Aetate
ou alors tu fais l'autruche
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anaska.
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Re: Nostra Aetate et l'Islam

Message par brigit ^^ le Dim 25 Juin - 1:50

La différence Anaska, c'est que je reconnais toutes les persécutions commises par les chrétiens et les occidentaux.

Toi tu es dans le déni et le déni le plus dégueulasse. je n'ai pas d'autre mot pour celle qui nie les exactions.
Il est temps que tu te reprennes. Pense aux innombrables morts passé, présent et futur ! Prie donc pour eux.
Tu ne peux cracher ainsi ton venin à leurs faces. Tu es sûrement blessée mais tu te trompes en agissant ainsi.
Tu ne fais qu'insulter les morts de ton vivant. Mais un jour toi aussi tu mourras, tout comme moi.

Si tu avais la foi tu ne parlerais ainsi. Que veux tu que je te dise. Respecte les morts.
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Re: Nostra Aetate et l'Islam

Message par anaska. le Dim 25 Juin - 1:52

j'ai presenté la critique Dr.Zeinab Abdelaziz (Professeur de civilisation Française ) du Nostra aetate pour en discuter et c'était mon but
maleureusement titibxl et rosarum sont d'accord pour combattre l'islam

je me demande si t'es pas d'accord avec eux
avec la liste que t'as presenté et ta reponse sur le livre Sacré des musulmans on comprend ta position
maintenant est ce que tu respecte les morts du coté palestiniens bombardés par les avions israéliens et les afghans irakiens par les avions occidentaux
comment ça te fait de voir des familles arabes qui fuient leurs pays parfois à pied
Peut on blâmer les occidentaux dit civilisés au nom de la démocratie et la laïcité dans lequel tu vis partir en guerre contre des pays arabes qui ont du pétrole et du gaz


oui dans le passé pour le pouvoir toutes les religions ont commis des crimes
alors n'essayes pas de m'accuser sans raison et me blâmer pour avoir l'avantage sur moi
ton jeu est malsain
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anaska.
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Re: Nostra Aetate et l'Islam

Message par Carhon le Lun 26 Juin - 5:32

La déclaration conciliaire Nostra Ætate sur les rapports de l’Église avec les religions non chrétiennes affirme depuis, en substance, que l’islam et le christianisme auraient des points communs comme Jésus, Marie et Abraham. En d’autres termes, c’est la porte ouverte à la confusion, à un dialogue sur les principes et à une reddition en rase campagne par le seul effet d’une peur théologique dissimulée et habillée de bons sentiments.
Le voyage de François à Lesbos a marqué également les esprits puisqu’il a ramené, chiffre hautement symbolique, 12 musulmans. Il a ensuite comparé la violence islamique à la violence de chrétiens et se montre favorable au multiculturalisme pour l’Europe. Comme beaucoup de Français, je suis dans la souffrance et l’incompréhension, lesquelles s’accroissent après la déclaration du cardinal Barbarin saluant la création de l’Institut français de civilisation musulmane à Lyon et appelant les chrétiens à découvrir – je le cite – « les apports de l’islam à la chrétienté ». Une déclaration qui n’a pu que remplir d’aise le recteur Kamel Kabtane… Quant à la déclaration de la « Conférence des évêques de France », elle préconise le multiculturalisme et recommande d’accepter l’invasion, au nom du « Vivre ensemble ».
En revanche, je constate que la nouvelle génération de prêtres est en accord avec mon analyse et que depuis l’égorgement du Père Hamel, beaucoup prennent conscience des candeurs coupables. Il est urgent de comprendre que l’islam est une religion de conquête. Le Coran a très tôt conduit les musulmans à considérer la division du monde en deux blocs antagonistes : le Dar al-Islam (la Demeure de l’Islam) où prévaut la vraie paix et le Dar el-Harb (Demeure de la Guerre) qu’il faut soumettre de gré ou de force. Or la France et la civilisation occidentale reposent sur une différence anthropologique radicale qui se déploie dans de multiples aspects, depuis la considération pour la personne jusqu’à la distinction du temporel et du spirituel."
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Re: Nostra Aetate et l'Islam

Message par Fellay le Lun 26 Juin - 19:53

Cette déclaration, qui a ouvert l’Eglise catholique au dialogue inter-religieux, lui a surtout permis de s’affranchir de l’antisémitisme Nostra Ætate est un aboutissement de vingt ans de réflexions entre juifs et chrétiens, au sortir de la Deuxième Guerre Mondiale.
Pour résumer les choses ainsi, le christianisme est né d’une scission d’avec le judaïsme, et tout au long de l’Histoire, les chrétiens ont tenu les juifs pour responsables de la mort de Jésus-Christ. Si l’antisémitisme est resté ancré dans l’esprit des chrétiens à travers les siècle, il a été bouleversé suite à l’extermination massive des juifs par les nazis. Sans la Shoah, Nostra Ætate n’aurait pas vu le jour
Une réelle prise de conscience a été provoquée suite à ce terrible événement.
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Fellay
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