Qu'est-ce que le Quran ?

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Qu'est-ce que le Quran ?

Message par Anaska le Lun 30 Mai - 17:26

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Re: Qu'est-ce que le Quran ?

Message par Pierre-Elie le Mar 31 Mai - 18:05

De nos jours, les musulmans croient que le Coran est incréé, c'est à dire que son contenu aurait existé depuis toujours auprès de Dieu et qu'il serait descendu sur Mahomet qui l'aurait fidèlement récité, pour qu'il soit finalement exactement recopié et sans aucune erreur.

Ce concept est  dangereux,
car il explique que DAECH se dise musulman, et même fidèle à l'islam mieux que quiconque.


Il est donc très utile de connaitre la réalité sur la fabrication du Coran.
On verra ainsi qu'il n'est pas incréé, purement d'origine divine
mais qu'il est un ouvrage humain, avec toutes les erreurs que cela présuppose.


Ce concept de Coran incréé signifie que le Coran serait sans erreur !
En fait, cette croyance est tardive : elle date du IXe siècle, plus de deux siècles après la mort de Mahomet.

1/ QUE RACONTENT LES MUSULMANS EUX-MÊMES SUR L'ECRITURE DU CORAN ?
En 632,Mahomet décède.
Sa révélation (qu'il affirme sans preuve venir de Dieu), est sous forme orale.
- Sous les premiers Califes, Abu Bahr et Omar, une version primitive est rédigée et confiée à Hafsa, la fille du calife Omar qui était une des épouses de Mahomet : cela est raconté par un musulman Ibn Abu-Dāwud, dans le Masāhif, (p. 8-10).
-'Abd-Allāh Ibn Mas'ūd, un compagnon de la première heure de Mohamed, collecte et rédige lui-aussi un Coran. Ali, l'époux de Fatima, le fondateur du chiisme, opte pour cette version (Ibn Abu-Dāwud, Masāhif, p. 10, chap. 15, §2).
-un yéménite nouvellement converti à l'islam, Abū-Musa al-Ash'arī, rédige lui -aussi une version qui sera lue à Basra en Irak.


En 645, existe donc de multiples versions du Coran. Un juif tout juste converti, Hudayfa,  fait remarquer au Calife 'Othmān (règne de 644 à 656)  que les musulmans récitent des Corans différents. Il demande  de fixer le Coran. Hudayfa aurait dit : « Rattrape cette oumma avant qu'elle ne diverge sur le Livre comme ont divergé les juifs et les chrétiens. » (Ce fait est raconté par Bukhārī, (66, Fadā'il al-Qur'ān, 3 Jam' al-Qur'an), et il est considéré par les musulmans comme authentique).

Sous le califat d'Othmān, les feuillets d'une des veuves de Mohamed, Hafsa, qui était fille d'Omar, servent donc de base à la mise par écrit du Coran. Ils sont complétés par des témoignages convergents de croyants. La Tradition raconte qu'Othmān fait brûler « toutes autres versions existantes ». Chaque grande ville reçoit alors une copie, un Coran d'Othmān, mais aucun de ces exemplaires n'est parvenu jusqu'à nous. Les feuillets d'Hafsa sont brûlés après la mort de la jeune femme sur l'ordre de Marwān, le gouverneur de Médine. Le frère d'Hafsa, chargé de sa succession, les lui livra « de crainte qu'il ne s'y trouve en quelque passage une divergence avec ce qu'avait copié Othmān. » (Ibn Abu-Dāwud, Masāhif, p. 21. Balādhurī, Ansāb, I, 427, n°888-1).


- Ibn Abu-Dāwud raconte qu'ensuite et jusqu'à la fin du VIIe siècle, le Coran a été corrigé par deux gouverneurs d'Irak. Le premier est 'Ubbayd-Allah, il a « ajouté 2000 harf au codex ». Un harf est une lettre, un mot, une proposition ou un mode de lecture. Le gouverneur 'Ubbayd-Allah est assassiné par les chiites en 686.
- Son successeur, le nouveau gouverneur d'IrakAl-Hajjāj ibn Yusuf règne de 686 à 714. Il corrige l'orthographe, la ponctuation et améliore l'ordre des sourates et des versets. Ce serait lui qui aurait eu l'idée de classer les sourates par ordre décroissant de taille, en faisant fi de la chronologie. Le gouverneur Al-Hajjāj ibn Yusuf fait à son tour détruire les versions précédentes après avoir envoyé la sienne dans toutes les provinces de l'empire (Samhūdi, Wafa', II, 667-668).

- Finalement, un calife, Abb-al-malik, qui a régné de 685 à 705, a dit : « Je crains de mourir durant le mois du Ramadan : c'est durant ce mois que je suis né, durant ce mois que je fus sevré et durant ce mois que j'ai collecté le Coran. » (par Balādhurī, dans Ansāb, XI, p. 264, cité par Sharon, The Umayyads, 1991, p. 131, n° 37). D'après ce hadith, il semble bien que ce soit  Abb-al-malik, le véritable compilateur du Coran et non Othman, comme veulent le croire les musulmans de nos jours.

Tout ce travail d'élaboration du Coran, d'écriture et de réécriture a été raconté par les musulmans eux-mêmes.

2/ LES SPÉCIALISTES DES LANGUES ONT FAIT BIEN DES DÉCOUVERTES A PROPOS DU CORAN.

La langue du Coran n'existait pas au VIIe e siècle. C'est une synthèse de syriaque, et d'arabe tribal tel que le parlait Mahomet.

Un chercheur allemand, Christoph Luxenberg a étudié le vocabulaire du Coran. Il remarque que certains mots ne sont pas arabes. Il identifie du vocabulaire latin et grec. Par exemple, la Mecque est qualifiée de « Umm-al-Qura », traduction littérale du grec « metropolis ». La route droite, « al-Sīrat al-Mustaquim », vient du « strada » latin, la « route droite » des romains. Le « qasr » coranique vient du château, « castum » en latin.


Mais, par delà ces apports latins et grecs, Luxenberg remarque la fréquence du vocabulaire syriaque. Sa présence suggère que le Coran aurait été remanié, hors d'Arabie, au début du VIIIe siècle par les premières générations de syriaques chrétiens convertis à l'islam et qui parlaient le syro-araméen.

L'arabe sud-sémitique de 630, celui parlé du temps de Mohamed, est connu par des graffitis non islamiques, laïcs pouvons-nous dire. Il est infiniment moins sophistiqué que celui du Coran. C'est donc l'apport de la richesse du vocabulaire syriaque, de l'écriture syriaque, ainsi que l'adjonction des voyelles qui auraient permis la rédaction du Coran dans une langue qui n'est déjà plus l'arabe de Mahomet.

L'arabe dit classique, l'arabe du Coran, aurait été élaboré sur 150 ans, c'est pourquoi il n'existe pas d'ouvrage en arabe classique avant la fin du VIIIe siècle. Luxenberg précise « Selon la tradition musulmane, le Coran daterait du VIIe siècle, alors que les premiers exemples de littérature en arabe dans le plein sens du terme ne se trouvent que deux siècles plus tard, au temps de la « Sīra », c'est-à-dire la Biographie de Mohamed, telle qu'elle a été écrite par Ibn Hichām, décédé en 828. On peut ainsi établir que la littérature post-coranique a été développée par degrés dans la période qui a suivi le travail de Khalil iln Ahmad, fondateur de la lexicographie arabe, mort en 786, et de Sibawayh mort en 796, à qui l'on doit la grammaire de l'arabe classique. Maintenant, si nous considérons que la composition du Coran s'est achevée à la mort de Mohamed, en 632, nous avons devant nous un intervalle de 150 ans, durant lequel nous ne trouvons pas trace de littérature arabe. ».

Comment expliquer cet écart ? Si l'arabe classique du Coran s'est au contraire élaboré sur 150 ans, nous retrouvons une continuité dans l'usage de cette langue dans les écrits musulmans... mais cela signifie que le Coran a été rédigé pendant plus de 150 ans.


3/ LA DATATION PAR MOYENS SCIENTIFIQUES.
- Les musulmans affirment que des Corans anciens (celui de Tachkent ou celui du Caire) ont appartenu à des compagnons de Mohamed. Mais, les spécialistes les datent du IXe siècle, soit plus de deux siècles après la mort de Mohamed. Ce sont les Corans complets les plus anciens parvenus jusqu'à nous : ils datent du IXe siècle.

LE CORAN N'EST PAS INCRÉÉ : IL A ÉTÉ ÉCRIT ET RÉÉCRIT PENDANT 150 ANS

- Un autre élément objectif, prouve que le Coran actuel a été écrit au VIIIe siècle, un siècle après la mort de Mahomet. En effet, on trouve le mot dinar dans le Coran. Or le premier dinar a été frappé en 697 par le calife Abd-al-mālik ; Mahomet est mort en 632.
La Sourate 3, al Imran, parle pourtant du dinar comme d'une pièce actuelle. Elle met dans la bouche de Mahomet cette prétendue révélation divine :  « ... si tu lui confies un dinar, il ne te le rendra que si tu l'y contrains. » (Sourate 3, 75).
Pour dater un texte, on regarde son contenu... Le Coran date du VIIIe siècle, donc de plus d'un siècle après la mort de Mahomet.


En 848, le calife régnant, Al-Mutawakil (848-860),  proclame le Coran incréé ! Lors des règnes précédents, le Coran était en cours d'élaboration. Désormais, le Coran est fixé et les dirigeants politiques le déclarent parfait, éternel, parole parfaite de Dieu, et sans erreur !


CELA POURRAIT SEMBLER UNE SIMPLE QUERELLE DE THÉOLOGIEN, MAIS CELA EXPLIQUE TOUTES LES DIFFICULTÉS DES CIVILISATIONS MUSULMANES.
PRENONS DEUX EXEMPLES :

-Dans le domaine des sciences, dès que ce concept de Coran incréé a dominé la vie intellectuelle des civilisations musulmanes, et il a fallu attendre le XIIe siècle, les sciences musulmanes ont périclité. En effet, les scientifiques musulmans n'ont plus pu faire des recherche qui contredisaient le contenu du Coran. Ainsi les musulmans n'ont-ils jamais compris que la terre tournait autour du soleil et ils n'ont jamais chercher à en faire le tour vers l'ouest... simplement parce que le Coran décrit la terre comme étant plate et bordée d'un mur retenant des monstres à son pourtour.
-Dans le domaine démocratique, le concept de Coran incréé a également été destructeur.... et on en voit encore les ravages de nos jours. En effet, toutes les horreurs des islamistes sont prescrites par le Coran et seul son caractère incréé, a interdit que l'on déclare ces versets indignes de Dieu. Esclavage (Sourate 30, verset 28), pédophilie (Sourate 65, 4), mort des apostats (sourate 4, verset 89), viol des esclaves (Sourate 24, verset 33), guerre d'agression pour répandre l'islam (Sourate 9, verset 123), torture des homosexuels (Sourate 4, verset 16),  mutilation des voleurs (Sourate 5, versets 38-39), inégalité des hommes (Sourate 9, verset 29), infériorité des femmes (Sourate 2, verset 228) : tout cela est prescrit par le Coran !
 
« Le paiement de ceux qui font la guerre contre Dieu et Son messager et qui s'efforcent au désordre sur la terre, c'est qu'ils soient tués ou crucifiés, ou que leur soient coupées la main et la jambe opposées, ou qu'ils soient expulsés de la terre » (Sourate 5, verset 33).


LE CONCEPT DE CORAN INCRÉÉ EST FAUX HISTORIQUEMENT ET THÉOLOGIQUEMENT !
CE CONCEPT EXPLIQUE L'INCAPACITÉ DES MUSULMANS À FONDER DES ETATS DÉMOCRATIQUES ET PLURALISTES, EN MATIÈRE DE RELIGIONS ET D'OPINIONS.
CE CONCEPT DE CORAN INCRÉÉ EXPLIQUE EGALEMENT LA PAUVRETÉ DES SCIENCES MUSULMANES ET CELA JUSQU'À NOS JOURS.


Les musulmans doivent donc tous individuellement étudier l'histoire et corriger ce dogme de Coran incréé, qui les rend prisonniers d'un livre supposé divin, mais au contenu atroce. EN EFFET, TOUTES LES ATROCITÉS DES ISLAMISTES SONT PRESCRITES PAR LE CORAN. Les musulmans ne peuvent pas se contenter de dire que les islamistes ne sont pas musulmans, ils doivent abroger le concept de Coran incréé pour pouvoir en rectifier le contenu !
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Pierre-Elie

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